mercredi 28 octobre 2009
Comptant tes fées tout compte fait…
Là tu me doubles puis je te quitte
Ici s’est battit l’expérience des limites
L’allure céleste, le corps est là et le cœur saoul
En cavales dans le vent, à bout de souffle
On se branle de tout quand tout s’écorne
Sous la cloche des jours tu es difforme
Un nœud dans tes dorures, la fleur te fusille
Un doute aux entournures, le présent parasite
Tu cours après tes ombres, fragile et libérée
A perdre haleine tu fonce vers le mur artifice
La fleur du risque se fane sous les fêlures
S’alimente tes batailles au seins des écorchures
Tu luttes à l’intestine, la douleur dans l’étreinte
Céleste dans tes airs , chamanique puis eteinte
Céleste dans tes airs , chamanique puis eteinte
Regard gentiment pausé sur les miroirs espion
De ton nombril du monde qui damne tout les pions
Des échecs qui inondent comme des sommes de hasard
Des espoirs en façade sous le sommeil trop sombre
Voyage au cœur de tes appétences
Tes vagues à l’âme ne sont que l’écume de mes silences. De mes silences…
Sur notre fausse étoile paumée, plus aucune sensation
Fulmines dans interstice et c’est l’extrême onction
Second chapitre s’ouvre une fissure…une lueur dans le serac,
S’estompe ton ombre sur mon tableau, et je file … en vrac
Et je tue… je te tue sous le clair obscur
Des rues de paris qui s’éclairent au futur
Dans tout ce bruit tu fais silence. Silence… !
la porte s’entrouvre sur l’existence
jeudi 25 juin 2009
De tes rêves calices loin de tes inquiétudes
De tes maux aux aguets comme des prémonitions
Des cicatrices ardentes de ton cœur trublion
Comme un champ de bourgeons qui ont peur de murir
Tu te brules au soleil de tes brulants désirs
Tu t’esquintes et te risque aux volutes enfumées
De tes pétards mouillés, de tes miroirs brisés
Si l’échappée est belle lorsque tu fuis la foudre
Caressant les prémisses de cette trainé de poudre
Miroitant les esquisses d’un futur aspiré
Vieux de quelques années à l’apparence figée
J’y ai vu les vertiges de tes rêves ordonnées
Et suis venu remuer la question surannée :
A moins qu’il n’y ait brêche dans la cuirasse ?…
A moins qu’il n’y ait brêche dans la cuirasse ?…
isolé seul en fuite dans ton donjon paumé
3 petits mots ensuite s’écorchent les cavaliers
Cavalier seul et puis, s’allonge les précipices
Broyé par tes pensées un long vide s’immisce
De mes trippes s’étendant comme tes jupes en corolles
Tu as laissé dans mes criques des crocs-mort en sous sol
Aux faiblesses au grand jour, la lumière s’obscurcit
Comme un tapis de pleurs au milieu de la nuit
Ce soir je verse une larme en guise de paraphe
Je glisse en douce mes trippes en forme d’épitaphe
je tremble devant Morphée et je reste éveillé
Ce soir plus rien ne brille là où les cœurs s’endorment
J’y ai vu les vertiges de tes rêves ordonnées
Et suis venu remuer la question surannée
A moins qu’il n’y ait brêche dans la cuirasse ?…
A moins qu’il n’y ait brêche dans la cuirasse ?…
L’autre jour j’ai regardé, flotter les ombres
Qui s’échinait à nous plonger dans les décombres
Fantaisies révolues de tes souvenirs passées
Comme l’oraison fout le nœud aux trépassés
A moins qu'il n'y ait brêche dans la cuirasse ?
A moins qu'il n'y ait brêhce dans la cuirasse?
jeudi 11 juin 2009

Je crache aux abysses le fond de mes pensées
De vertige en chagrin la frontière est scindée
J’ai tout vu, tes trésors et tes peurs en sourdines
Aphone et à fleur de ta peau, je tâtonne là…
Comme un tailleur de pierre qui construit pas à pas
Je me noie dans tes yeux précipice verdoyant
Et j’oublie fébrilement mes discours éloquents
Ta tristesse émouvante me confond dans l’émoi
Et moi qui te comprends dans tes jolis tourments
Tisse ta toile sur mes rêves d’étoiles en firmament
Suspendu à tes maux qui résonnent dans ce froid
A la fois, tour à tour, malfaiteur et candide
J’avance composite dans nos ombres d’échines
Soucieux mais vaillant dans tes contrés ballerines
Dans tes songes, dans tes cieux verts et humides
Vers le mieux, je m’avance l’horizon est infime
Modéré dans mes mots sous le joug de tes yeux
Comme un pantin de bois perdu face à l’enjeu
De tes peurs alcalines, toi la petite mutine
vendredi 17 avril 2009

Petit bonhomme aux corps d’argile
Découvres le monde et tu jubiles
Quand tes aïeux bradent et gaspillent
Et trépassent sous les fourches caudines
Tes rires d’enfants inondent les soirs
Mais tes pères préfèrent surseoir
Cette ville élevée défiant le ciel
Est le théâtre des potentiels
Le gigantisme comme un sanglot
Une pluie de graines contaminées
Rideaux de cendres matelassées
Torrent de crasse au caniveau
Ta candeur presque accommodée
A cette nature dénaturée…
Dans la clameur décapitée
Du chant des faunes arrachées
Ton enfant joue quand au détour
Des tours célestes, il parcourt
Cette ruelle où un oiseau file
Comme un sourire sur un abime
Tel un aveu ostentatoire
Ce petit être regarde l’espoir
Quand cette nature ligaturée
Lui envoi ce signal azuré
Dans l’éphémère et dans le gris
Les chérubins rallument l’esprit
Des hommes vidés de toute substance
La beauté fraiche de l’innocence
Contemple l’immonde d’un œil tendre
L’instinct du cœur comme connaissance
Le bonheur est un rêve d’enfant
mercredi 25 mars 2009
Sur la colline
Et je suis là sur la colline, la neige s’enfonce sous mes pas
Et je suis là sur la colline et tout est là en contrebas
Assis sur le bord du rocher, j’entendrais presque l’herbe poussée
Quand le sort mort mes pensées, j’apprendrais presque à esquisser
Un sourire vil désabusé qui flotte dans l’air des temps passées
Dans la cathartique éloquence, de cette nature qui sommeil
Sifflote le vent, chasse la neige, pointe la chaleur du soleil
Astre sublime inonde la cime de toutes ces géantes enneigées
Je jette en l’air quelques comètes sur cet avenir si exalté
Et moi qui rêve loin de la ville, d’un autre ailleurs, d’une presqu’île
Devant ce monde sophistiqué, où le mercantile est évangile
De ce qui hurle au loin là bas, où la foule à perdu sa voix
Tout ce qui brule brille sous nos pas, je pense à toi sous ces émois
samedi 21 mars 2009
Regarde un peu...
Regarde un peu, je t'aime comme
Comme un adieu en baie de somme
Et sous les cieux, qui désarçonne
Comme un aveu, je te trouve conne
Regarde un peu, le tonnerre tonne
Coule sous tes yeux, l'eau qui m'assomme
Regarde un peu, haut comme trois pommes
Naît cet odieux, jour qui claironne
Putain il pleut, quelle sale besogne
Dans ce doux lieux, de baie de somme
Regarde un peu, je te laisse comme
Comme un enjeu, sans règle en somme
Regarde un peu, je n'suis personne
Regarde un peu, je n'suis personne
Regarde un peu, je n'suis personne
Regarde un peu, le réveille sonne...
lundi 23 février 2009
Circonvolution
Sous les pas de l’homme qui marche sous la pluie
Des lambeaux de tes rêves arrachés à tes nuits
Tu regarde le jour, quand arrive la nuit
Quand le fruit de leurs danses te procure du mépris
Petit homme d’argile, tu te frotte à la cime
Et leurs rêves funeste, dans tes yeux se dessine
Utopie de grandeur, sous tes regards fascines
Courses autour du bonheur où tu perçois l’abîme
Mais que reste-t-il ici
Les oiseaux sont partis
T’on faussé compagnie
Loin de la terre des hommes...
Tout reste à faire dans ces arènes brillant
Rien ne reste tout se perd Dans ces sables mouvants
Le passé se disperse sous le poids de l’argent
Qui gesticule sur lui-même vers l’horizon absent
Les coureurs de fond ont perdu trop de temps
Et le temps est argent dans ces nouveaux firmaments
Dans l’antre du bonheur l’homme devient omniscient
Comme un chien sans honneur flaire les cadavres d’argent
Mouvement, mouvement, dans le vent, dans le vent...
Une pirouette sur soi même, c’est la fuite des profils
Assis sur le bord de l’humanité, l'occident qui me ment
Je regarde le chantier de ces hommes qui s'éffile
Mais que reste-t-il ici
Les oiseaux sont partis
T’on faussé compagnie
Loin de la terre des hommes...
dimanche 22 février 2009
Le raconteur

Tout est ici et je t’ai cru
Toi qui ne m’as jamais connu
Dans la torpeur et dans l’envie
Je suis les lignes, coule ta vie
Mes yeux chevauchent tes mots, agiles…
De mes pensées surgissent tes mondes
Dans tes contrées, mon cœur te sonde
Mes mains tournent le temps fragile
Et d’émotion en émotion
Tes mots raisonnent en partition
Entre tes pages je reste muet
La lecture est un art discret…
Car savoir lire c’est savoir prendre
Et s’oublier sans rien attendre
Pour voir dedans les songes ardents
D’un rêveur face à ses tourments
jeudi 22 janvier 2009
L'enfant de la poussière
Un enfant perdu qui cherche l’horizon
Sous la pluie de sanglot, rien…Plus de soleil
Juste quelques maux, C’est la déraison
Des enfants en fuite
Des destins brisés
C’est l’heure de la suite
Qu’as tu concocté ?
La grande utopie de nous voir ici
Attraper les rêves, repousser les armes
Accrocher la trêve et verser la larme
Qui achève le cercle ? Voilà l’éclaircie ?
Ô le grand manège
La fleur au fusil
La détonation, comme seul arpège
Et les bras ballants, dernier battement de cil…
C’est la guerre des mondes
Entrez dans la ronde
Et la terre des hommes cherche une amulette
Mais il n’y a rien... que des allumettes
Quand tout se disloque, que les lumières volent
Place nette au combat, perdu la boussole
Tout est urgence, tout est ici
Disait l’enfant pour dernier crie
Sur la poussière, il reste las
La chenille devient papillon
Un papillon noir comme la crasse
Que laisse ici ce monde abscons
Et l’enfance fane ce matin
Quand dans la nuit le pays sombre
Et à l’ origine de l’immonde
Regarde bien où est le saint…
mercredi 24 décembre 2008
Pensées sous le hêtre

Retour aux sources au bord de l’onde
Flux et reflux de nappes oblongues
Etendu d’eau, la vie qui trace
Dans ces ruisseaux qui s’entrelacent
Pendant ce temps les obus plombent
Saignent le ciel, plus de colombes
Fragment de chair, tubes cathodiques
Miroir honteux, brûle la rétine
Dans la nuit noire et meurtrière
Ogive au vent, le temps suspend
Siffle les bombes comme des serpents
Tapis de plomb et gueule de bois
Pour respecter le ton du film
Je prends l’air le plus dépité
Courant d’air froid sur la colline
De ce pays décapité…
Sous l’arbre nu, le calme opère
Loin des assauts, j’arpente la terre
La neige éclaire tout de lumière
L’occident rêve en astre fier
LE jour se lève au proche orient
Tout est décombre et effarement
L’occident cherche son émoi
Mais garde ses flèches dans le carquois
Sous la torpeur du firmament
Les enfants clamsent sous les flammes
Leur innocence en bandoulière
Reste les cendres et les prières
Ensanglantés ces aigles d’argents
Les rêves s’étiolent dans les tourments
Je flâne sous l’arbre loin des régions
Où l’être s’éteinds sous les tensions...
samedi 13 décembre 2008
le chemin des maux

Tu as l’envie des courses que l’on perd
Le sourire aux aboies, au fond où tu te terres
Le noir à prie l’émoi…
Danse sur le feu, danse sur le feu
Mais ressent de monde un peu…
Tu es comme le caillou sous le fleuve endormi
Réveille toi et oubli
Que dans ce monde on vie sans toi
Et que tu restes éteint déjà, et que tu restes éteint déjà
Le silence de ton regard engourdi
Dans les ornières tu te noie, homme à l’amer
Tu coules tout droit
Danse sur le feu, danse sur le feu
Mais oublie tes craintes un peu…
Chercher les rêves derrières le mirage
Même en flottant dans l’air tu nages
Sous les éclairs éreintés de tes yeux
Tout se brise à l’envie
Lorsque tu restes éteint déjà, lorsque tu restes éteint déjà
Longtemps que tes yeux ne sont plus canadairs
La sécheresse est bien là, sous les défilés de brillance
Tes semblants d’ailes perdent leur éclat…
Les nerfs à vif, les nerfs à vifs
Tu es le cœur de ta cible
De ton mal être tu es le captif
Range tes maux à l’extérieur
Flotte sur l’eau devient esquif
Miroiter la lumière du blé d’or
De ce champ des possibles
Sous tes pieds s’ouvre le vide
Et se lézarde les décors…
Ouvre les yeux tu n’es pas mort !
Même sans prophète ni étoiles d’or
Entends-tu le chant des destinées
Tu rêves en boucle mais tu es né…
La larme est rouge sous tes regards
Fixe le chemin, même s’il serpente
Entre fracas et flot de silence
Danse sur le feu, danse sur le feu
Regarde un peu comme tu avances !
L'occupation des espaces
De derrière la lucarne j’entrevois le vacarme
LE mouvement des cités, promesse de belles virées
Dans la nuit une alarme, sous les yeux une larme
L’humain qui passe grave, dans cette nuit agité
Il pleut des cordes sur le paradis
Les ondes ricochent sur les crânes endormis
Les symboles nous dévorent dans le ventre de Paris
Et ces cris des bagnoles comme une plainte qui l’abîme
Il semblerait que tout marche avec des piles
Il semblerait que l’on erre sur le fil
Il semblerait que c’est la chute des profils
Mais c’est juste l’homme qui se brule la rétine
Toutes ces cicatrices sous la flamboyance du matin
Sur toutes les surfaces la publicité occupe le terrain
Dans le consensus général on se nourrie d’émotions
Assis sur ces représentations où est l’extraversion
De tout ces regards blêmes à toutes ces idées fixes
On se sème à tout vent pour l’amour des rixes
Fidèle au poste la télé nous commande
Sous la pression des doigts le rêve à la demande
Il semblerait que l’on s’enivre les perceptions
Il semblerait que tout ce qui rayonne c’est l’action
Il semblerait que l’on cherche la résurrection
Mais c’est simplement que tout tourne à la déception
Sous l’airain impassible à toutes ces consciences qui brailles
Des enseignes lumineuse l’œil cristallin à perdu la bataille
Je me disperse et me disloque sous la morsure aveuglante
Rechercher en vain l’impossible musique du silence
jeudi 11 décembre 2008
Bruissement de feuille dans la vallée
Dansent les arbres qui s’effeuillent
Pluie de ténèbre, nuit étoilée
Encore le jour qui est en deuil
Tel un mariage trop vite bâclé
La salle défaite me remémore
Toutes ces erreurs toutes ces peaux mortes
L’azur rose s’en est allé
Mais pour sortir de tes marais
La fleur plastiques dans son palais
Qui n’est pour moi qui le déclame
Qu’un cimetière sans plus de flamme
Dans une contrée, cerveau bancale
Souvenir prostré, le poids du temps…
Vers un avenir un peu moins sale
Et suivre les vents et les courants
Les femmes qui s’incarnent en rose
Ne me cracherons plus d’ecchymose
Car dans le sourire de ces chimères
Se cache des ruines bien amères
Et je tuerais l’équinoxe
la nuit et le jour ivre
Retrouver le subtil paradoxe
Entre le manque et l’envie de le vivre
Bruissement de feuille dans la vallée
Et le vent souffle sur la cornée
On dirait que reviens le sourire
On a toute la mort pour s’enfuir
dimanche 16 novembre 2008
A l'ombre du mirage
Au jour de tes yeux
A la crainte rampante
De ne jamais faire mieux
Au désir de te voir
Sortir de l'entonnoir
De ces parois mirages
Où tu te cogne et rage…
Aujourd’hui c’est hier
Voir c’est déjà demain !
Tu reprends le chemin
Arpentant tes chimères
Tu lisses ta vie ici pour t’y trouver une place
Pour éviter soudain que les peurs s’entrelace
Sur le chemin riant de ce rêve fuguasse
L’extension de tes rêves au réel se casse
Auréole sur la tête
Faite de bric et de broc
Tu files sans t’asseoir,
Solide comme un roc
A la plainte titubante
De ceux qui sont en bas
Tu survoles brillantes
Les blessures et les cries
La candeur du bonheur
Qui flotte sur la clameur
Les ecchymoses en reste
Tu te lâches et te leste
Sous le halo de lumière qui éclaire ton chemin
Tes desseins se dessinent dans le creux de tes mains
Sous le soleil immense qui te guide depuis l’enfance
Comme une boite de pandore, l’orifice est malin
La source nouricière de ta vie cache sans doute l'illusion
Que l' authenticité d'or qui luit n'est peut être qu'alluvion
A l'ombre du mirage, tout est comme dans une cage
Des rencontres furtives suivre le fil des visages
A l'ombre du mirage, nous ne sommes plus qu'aliénés
Par ces rêves sur pilotis, de ces histoires contées
Obscure cité
Paris sous la nuit, les rêves en lumière
L’esprit subjugué fait fondre les ornières
Le dérisoire se consume lorsque brille la lune
En robe d’apparat l’obscurité bâche les lacunes
De ce monde engendré par l’humain qui l’inonde
de ces images apprêtées pour l’iris du monde
Dans l’obscurité même la publicité resplendit
Confondu au tableau que la nuit embellit
Le sourire des visages figurant sur la place dressée
Sous leurs yeux le tapis de lumière dans la nébulosité
Sous la beauté de la toile peinte sous des myriades d’yeux
L’homme oubli tout ces ténèbres qui l’ennui sous les cieux
La citadelle de souvenir qui égratigne l’âme
Sous cette chandelle de lumière se confond à la flemme
La magie qui subsiste de l’instant éclairé
De cette nuit étoilée fait fleurir la bonté
Tout ces cœurs branchés aux lumières de la contrée
Et ce temps qui s’arrête aux halos de l’électrique cité
Même le souffle frais de l’air n’est plus une rancœur
Tout se love, tout rayonne et fait fuir la clameur
Des alvéoles rugissantes du métropolitain
Pas un mot rien à dire, c’est aux visions le festin
Visionnaire d’un soir, je le regarde choir
Ce monde actuel habillé dans sa belle robe du soir
NE jamais oublier que le jour va ressurgir
Que des destins humains sont foutus au placard
En attendant demain et son jour blafard
Mais pour ce soir, dévorer le festin sans rougir
Profiter de l’instant, d’une seconde savourée
Comme une beauté dressé dans un champ de gravier
Et les yeux d’une déesse croise un instant les miens
Voir ce monde embelli par cette nuit de Paris l’air de rien…
mardi 14 octobre 2008
Cavalier noir, cavalier Blanc
L’avidité est dans leur sang, soit bon perdant, regagne ton rang
Plonge dans le vide, respire le souffre
Laisse ton empreinte, cherche l’esbroufe
La sphère du bien te rend blafard
Casse ces liens et fait ton lard
On se fond dans les rêves des yeux comme sous l’astre céleste
Sous les regards empruntés, les charognards dévorent tes restes
C’est foutu ! Même pas l’ombre d’une esquisse
Dans leur spectacle, tu n’es plus qu’une ellipse
En prenant de l’élan tu te jettes à l’eau
Assis sur une nappe de pétrole
Tu écoutes le chant des oiseaux
Criant leur dernier reste de vie qui s’étiole
On te lit entre les lignes quand tu élis tes maîtres
La rose se fane à la discorde au doux chant des traîtres
La politique te fait rêver à des jours plus éclatants
Mais la nuit de l’occident te repousse dans tes carcans
Mise en scène avant l’obscène
La mise à nue, tu tires à vue
Lorsque le fleuve sort de son lit
C’est tout ce monde qui applaudit
Tout ce qui brille s’accroche à tes mains
Pluie d’étoile d’or, creuse ton ravin
Et lorsqu’arrive un météore
C’est toute la foule qui se tord
Comme une horde de moutons mécaniques
Foncent à l’assaut de douces voluptés…
Tel un humanoïde neurasthénique
L’homme moderne fait son marché
Cavale précieuse
La nature vibre sous le soleil
Sur le chêne passe un ecureuil
Queue en panache pour seul orgueil
Regarde l'homme d'un oeil inquiet
Prie en otage et circonspect
Un pas de plus et il s'enfuit
Les oreilles hautes il est parti
Rencontre fugace dans cette forêt
Un etranger dans son palais
Sur le chemin le vent s'éveille
et chasse les feuilles ephemeres
Le cycle du temps sonne l'oraison
L'été en deuil, nouvelle saison...
Sur le chemin la perdrix fuit
L'humain effrai ainsi la vie...
Reste cette muraille d'arbre en couleur
Comme un manteau sur les clameurs
La forêt brille d'or sous le couchant
File le jour aux crins du temps
Cheval solaire s'en est allé
Et force le monde à l'humilité
Sous ce vieux chêne multicolore
Je prend conscience de ce qui dors
Sous l'horizon des artifices
Pour le rêveur un oasis...
mercredi 8 octobre 2008
TOUT BRILLE TOUT BRULE
Il est temps de rendre les armes
Sous la pluie coule les larmes
Et ce destin qui se morcelle
Sous la lueur qui étincelle
Le marketing brille de mille feux
Dans son tiroir, une arme à feu
Le rêve humain de la grandeur
Pousse la gachette avec candeur
Sonde les ames sous l'arc en ciel
Brule les flemmes lune de fiel
Tout est ici, rien n'est ailleurs
Toi l'effacé, eux les meilleurs
La théatrocratie cisaille tes sens
Et la nostalgie fou dans l'errance
Oublie ces noeuds naissant au ventre
Rêve comme eux, nombril au centre
Ouvre les yeux à cette nouvelle utopie
Le rêve projeté, comme une décalcomanie
L'avenir mazouté? Mais tu es trop sérieux !
Un peu de légereté, le passé c'est trop vieux...
Plonge dans l'euphorie; haaaa le second degré !
Le recul c'est fini, le bonheur gré à gré
Au fainéant de la caboche, je demande qu'est ce qui cloche?
Qu'à la gloire du néant, je préfère rater le coche...
La réponse est violente comme une balle décochée,
Une crevaison sublime dans mon coeur étranger
Le miroir me répond :Que veux tu l'écorché ?
tu te prend pour un autre mais tu es notre allié...
ARCANES

A l'orée du jour je croise ses yeux arcanes
Comme le vent mon esprit qui se perd et flane
figeant mes emotions comme glace la lame
Je fond dans le vague quand elle me frole l'ame
Les mots gesticules, la maladresse ricoche
L’air minuscule et ce regard qui m’écorche
Et fond l’esprit sous sa brûlure céleste
Ardent terreau qui fait pousser le zeste
Petit rien d’amertume, ces pensées qui m'attirent
D' apparitions féériques en collier de souvenirs
Le regard fuyant de n’avoir rien à dire
Sous ses feux vibrant comme les cordes de lyres
Abandonner lascive et lacustres pensées
Pour ne pas perdre la face et rester bouche bée
Préferer l'évitement plutôt que le déchirement
l'incertitude fait fuire le plus doux des ciments
Parfois dans la petite mort du sommeil
éclairs ardents, pluie de merveille...
songes fascinants qui ensorcellent
plonge mes yeux dans ses prunelles
Au lendemain le rêve trépasse
et dans mes pensées je rêvasse
en evitant ses yeux arcanes
l'espoir qui flane alors se fane...
LE TRAIN
Entre deux rames, le peuple tu sondes
Trajectoires qui se croisent dans ce tunnel
Bouillon de vie dans l'eternel
Des vies se passent en cours instants
Le vide s'espace entre 2 temps
Des flux entrants, des flux sortants
Destins mouvants à bout portant
Derrière la lucarne sur l'extérieur
Diaporama de tableaux enjoleurs
Le temps qui fuit d'un ton rieur
Sous des myriades d'yeux voyageurs
La plaine se creuse, les montagnes poussent
Derrière la vitre la pluie s'émousse
Et laisse venir un ciel radieux
Instant celeste, tu te projettes
Dans tout ces lieux qui te promettent
Sans simulacre le plus sompteux
Et dans cette aile du paradis
Ce train remplit de vie futile
Regards fugaces ce jour croisé
Espoirs tenaces de belles virées
Et tu t'enfonce dans la mêlé
chercher à quai des ames alliées
la brise fraiche qui souffle l'avenir
d'un répis sur les gouffres à venir
vendredi 5 septembre 2008
L'AMER VALSE
Et laisse choir algues et nodules
Les mouettes crient, les amours passent
Sur cet été qui te laisse lasse
Trace du temps qui te dépasse
L'eau qui s'écoule à marée basse
Creuse des sillons de sable doré
Sur cette plage au sol iodé
Et le vent souffle sur tes joues
Surface lisse et sans remous
Où peut-être un baiser à l’horizon
Les sirènes du futur déposeront
Quand le levant te laisse à quai
L’amer écume toutes tes rêveries
Le vent du nord te ramène en vie
Envie de tout ce que tu tais
Les pieds dans l’eau retrouve l’envie
La mer est lasse de tes non dits
Et dans les prémisses du couchant
Tu rêves en boucle du levant
A l’assaut des nouveaux courants
Larguer les voiles, lâcher du lest
Souffle le vent chaud soleil brûlant
A en crever la voûte céleste
De souvenir en défilé d’existence
Jette une dernière salve de tes sens
Avant de revenir a la source
Du quotidien qui te fait ours
La ville est bien loin de ces lieux
Tout va trop vite pour tes dieux
Battement de cil du grand large
Et ce raz de marée qui te charge
Quand l’être humain à la dérive
A oublié que sur l’autre rive
Le cœur du monde bat la chamade
Pour nous faire vivre une vie moins fade
Ivre de grandeur sans nostalgie
Cherche à dépasser l’infini
La suffisance comme un rempart
Cuirasse en toc ! Il est trop tard…
LE PROMENEUR
contempler le monde qui se déverse là
toutes ces âmes dans la ronde qui arpentent sans éclat
passent sur les mêmes traces, trop sourdes pour êtres réceptives
de cette belle cavale sur le temps qui coule
d'évitement de regard en vertige qui nous saoûle
assis sur le bord de la route, insensible à la houle
Prendre le temps de voir ce monde et mes larmes qui roulent...
Je mate le chemin des hommes, éternellement tournoyer
sur des raisons qui s'obstinent toujours à essayer
de narguer le vide à grand coup de parole
La peur du silence, les souvenirs qui racolent...
Toujours les mêmes trajectoires et toujours recommencer
la routine qui rassure le destin coutumier
des cris , des haines, des gens qui passent
des coups de klaxon et face à moi le temps trépasse
L'art des lettres comme arbalette, les insultes volent
lézardent les nerfs des passants, l'amour s'étiole
Flot de paroles, monsieur tout le monde sort de ses gonds
La télé n'est pas là pour attiser les haines de ces moribonds
Car la lucarne le sait, la larme plaît ça peut renflouer
les peines, les maux, sur leur culs peut les clouer
Cerveaux insipides fondent à vue d'oeil comme le permafrost
Lénifiant les êtres, idées téléguidées aux avant postes
La vie c'est aussi trouver la solution
Au bord de la route, cultiver son introversion
Nouveaux horizons les blessures en sourdine
rideaux sur l'oraison, je repars sur les cimes
Des maux de ces hommes en faire des lambeaux
et glacer tous ces mots qui ne sont pas de trop
L'enfer c'est les autres les aimer c'est les fuir
Puis revenir vers eux pour les revoir luire
lundi 11 août 2008
L'HUMANITE

Nous passons tant de fois de la lumière à l'ombre
Le passé qui trépasse et la force du nombre
Des satellites nous relient, corolles d'ondes obscures
A renfort de messages et s'engouffre la censure
Aux néons lumineux de cette enseigne qui pue
Du mépris de ces hommes qui t'ont pris ta vertu
De cette nature qui vit là où l'humain s'oublie
De toute cette myopie où s'enfonce nos vies
Et plutôt que chercher à se constituer une identité
Et on s'attarde souvent La télé qui nous prend
Lorsque les images sont toujours plus belles...
Lorsque ces images sont toujours plus belles...
On s'abandonne...
De ce banc isolé dans ce parc oublié
Où personne ne s'assoit par peur d'être regardé
Et toujours avancer sans jamais s'arrêter
Pour ne pas méditer sur notre bien fondé
L'instrospection fait fuir, on flippe de s'y broyer
C'est l'oraison funeste, la conscience est noyée
Et le sourire narquois de ce tout si sournois
Où le bonheur est image et à chacun sa croix
Et l'esprit dans le vide le mirage cathodique
sous la douce couverture de la normalité
il ne reste plus qu'à aller gentiment se coucher
et oublier ce que jusqu'ici on a contemplé
Lorsque les images sont toujours plus belles...
Lorsque ces images sont toujours plus belles...
Et plutôt que chercher à se constituer une identité
Et on s'attarde souvent La télé qui nous prend
Lorsque les images sont toujours plus belles...
Lorsque ces images sont toujours plus belles...
On s'abandonne...
vendredi 8 août 2008
LA CLE

quand mes pensées chaloupent le séant démonté
jetter l'ancre dans cette crique de mon esprit fragile
et retrouver la verve, la cime de ma gaieté
oubliant cette vie faisant l'éloge des paumés
perdu ces hypothèses qui peu à peu m'ont fait sombrer
l'amer échappe mes rêves et l'esprit m'a coulé
comment sortir du pire si mon être a flambé
ressurgir du néant, mieux affronter le rejet
de ce monstre laconique que la terre a enfanté
l'humain est dans sa jaule qu'il a lui même créée
dans sa nuit l'aube est loin de terre noire si vite annihilée
dans ces flots de questions que la toute puissance a rejeté
L'humain vacille si vite et peu à peu se fond , dans ce paysage aride
où la reflexion se heurte à l'insoutenable obscession
de toujours chercher plus haut pour retomber plus bas
l'amertume de l'échec rejeté à plus tard pour mater le mirage
de la fée consommation qui t'a bientôt consummé;
conspuer les déviants et vendre au plus offrant
nos esprits sclérosés qui éteignent si vite le feu de l'émoi
des lumières au trou noir filent les informations
l'informatique aux aguets t'a bientôt programmé
suis le programme télé, l'isolation des têtes
est bien la seule que l'on fait fonctionner
les faits te serrent les entrailles, plus rien à respirer
maintenant la nature se meurt inutile à nos moeurs
cerveau apoplexique,les idées à l'arrêt
comment renaître un jour si l'envie a filé
la toile t'emprisonne dans cette voie minée
joindre le futile à l'agréable, l'overdose qui rassure
toutes ces belles images de ces yeux atrophiés
l'orgueil en épitaphe de cette terre tremblante
blessée par tes génies qui seront oubliés
sursaut de poésie dans cette vie bridée
tes vanités perdantes ; ces airs conditionnés,
plus aucune défiance, la déviance résignée
reste quelques petites vies ou l'air est encore pur
condamnées à repousser par la belle utopie l'âpre réalité
rêver est bien plus beau, garder l'esprit fragile
agile comme un rêve qui t'apprendrait où est la clé>
Le départ
Retournement des sens, la désillusion inonde
L’amère au gré des vents, et l’espoir qui ment
Reste aspiré par le courant, ta citadelle en paravent
Lacustre idée, fragiles pensées, croire en ce monde…
Un château de carte en guise de rêve
L’alcôve mécène qu’est ta demeure
De toi à moi, ce n’est qu’un leurre
Ma décision en guise de trêve
La guerre des mondes pour seul avenir
L’espoir me dit il faut attendre
Mais vient un jour, il faut se rendre
Les vides danses, la belle n’est plus à discourir
Et ce n’est pas le crin ardent de ta pensée
Cheval propice vers l’évasion de tes contrés
Qui telle la jument epona se cabre quand arrive le secret aveu
Que cette Galaxie de pensées qui coule de tes doux yeux
Dont le bleu raffiné dégage des éclairs tendres,
Peut être doit se découvrir pour mieux se rependre…
Retirer le scaphandre contre lequel la tortue « luth »
Et franchir le chemin de péril sans regret, sans attendre…
Link est parti un jour de pluie, il a eu peur et s’est enfui
Link est parti un jour de pluie il est parti et c’est tant pis
De ce regard constellé, projeter ses flèches de lumières
Sensibilité capitonnée, master sword dans son socle mystère
Comète névralgique en plein cœur de ton âme
J’ai voulu dépunaiser tes ailes pour sentir la femme
Et même derrière les frissons, c’est aussi des murailles
Dans la main d’une fille qui parfois se referme
Protéger les solitudes en regagnant la terme ferme
Et se laisser « succomber » derrière ta chevelure de paille
Pour réussir a être vivant par les mots tel une ode
J’ai peux être trop vite, trop loin voulu suivre ma ligne
Pour trouver un créneau ne pas courber l'échine
Pour garder la candeur que la déception érode
Très vite mon naturel peut tomber dans l’abîme
La clé de la cage où ton myocarde papillons cherche à s’extirper
Trouver l'essence, le fluide magique pour te transfigurer
Le temps peut faire l’affaire difficile d’en atteindre la cime
Et parfois Melle Banquise de ses neiges maternelle, arrive à s’évader
Le temps de quelques ultimes instants célestes grappillés,sans règle à respecter
Le sauvage qui vit en moi se fera être plus docile et pourra créer peut être
Une fissure dans ton être, une craquelure même et sa chaleur y mettre
Ma volonté en guise de digue, étendard funeste, je lance les dés
Altercation dans mon univers, les vers se torde, les vers se terre
Désolé zelda je n’ai pas su trouver d’autres simulacres amère
Plutôt camoufler que d’essayer, de ton univers donner la clé
Entre le miroir et moi j’ai l’air démesuré !
Démesurément idiot et épuisé
Et en regardant ta silhouette oblongue lisse comme l’eau douce qui te fascine
Course vers l’abîme, revers sublime…je trébuche sur toi l’ondine
Link est parti un jour de pluie, il a eu peur et s’est enfui
Link est parti un jour de pluie il est parti et c’est tant pis
mercredi 6 août 2008
L'autre homme

lorsque la nuit étend son épais voile au hasard il reste là, allongé…
Cœur en bandoulière, sillon creusé par la vie que le bitume n’a pas soigné
Ravagé par les coups du sort et disqualifié d’une partie ne se jouant qu’en une fois
Par delà les montagnes, au-delà des frontières souffle l’amer thune
Les brillants esprits de la fée licité polluent tous les paysages
La misère culmine et les sans –suent pour trouver vers le bonheur un passage
Une discrète attention un instant donné, il ne demande pas la lune
Dans ces rues où les seuls éclairs tendres jaillissent des yeux de son chien, il marche
Faisceau irradiant, ce regard l’aide à supporter ce froid où la chaleur humaine a disparu…
S’arrêter un jour de boire pour sortir de tout cela, il rêve qu’il n’est plus dans la rue…
Son sommeil seul tapis volant vers d’autres réalités souvent le lâche…
Chaque nuit, fuyant la mort alité, il rêve de planter des fleurs sur le bitume
Erigeant son imagination seul étendard majestueux face à l’adversité
Cette rue où il faut être coriace, qui a souillé tant de belles amitiés
De projets en chrysalides avortées il a fini par user tous ses rêves
En attendant ce jour où il va faire si froid
Que telle une étoile qui Fulmine le monsieur s’en ira
A pas feutré, la tête basse quittera la pièce qui se joue déjà sans lui
Cette in-humanité qui nous conduit et de laquelle il a fuit
Et comme seule erreur sur sa copie trop vite rendue
Il ne comptait pas sur ta peine, laisse en épitaphe sa main tendue
La solitude opère et c’est zéro le résultat
Fondent les lumières sur ce monde qui avance sans lui…
pour renverser ces faux... semblant
regarde ici bas ta surface est lisse
même tes chimères peu à peu s'y glisse...
dans ce trou d'amertume, l'argent est le roi et l'humain... son soldat
Régénère moi les pensées hybrides, histoire de ne rien oublier... ici
Toutes les données effacées étaient peut être censées, sens cynique prit... à contre coeur
la voie en double file te dit quel chemin suivre Ne lâche pas !! Ne lâche pas !!!!
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Lobotomie générale mais dis-moi où est donc cette divinité, cette prophétesse doctrinale t'a tout promis...
à la lumière on s'aima fort mais tout celà n'était que reflet imitant la clarté du beau...du vrai... Oublié toutes ces vieilles rengaines , pensées mortifères pour les...larguées...
la prochaine décade danse du feu de l'absence. C'est l'opulence générale, on perd sévère...
Le sorts celle ton âme dans les flots dans les lames...immense...
Tu te laisses découper; les yeux rivés vers ton avenir déjà redondant, malgré tes vingt ans
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La loi du Talion et tous ces démons...niaquent ton reste d'envie...
Oublie toutes ces vieilles rengaines,>pensées mortifères, >pour les...damnées
rien n'est facile> tout est compliqué >reste ce petit bout de verdure> immaculé...
poliment songe >joliment séant >dans ce chemin ou ton esprit >rêve> d'une autre réalité
à deux mains,l'aube > enfin se lever à l'endroit<> restons groupés
si ta compagnie m'est permise> partons loin d'ici> où l'on peut être > sans avoir
face à l'amer <>la vie à l'envers >et contre tous ...
l'aube pénétrante >laissons l'amer à quai vers ce chemin,
oui ce chemin> donne-moi...tes mains..
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LES JOURS TRISTES
Toutes ces contradictions sur la cime de mes pensées
Boîte à rêver, boîte à aimer, boîte à penser
Toutes ces choses qui font cette vie
Savoir aimer les autres me rend plus fort
Mais mon esprit vagabond prolonge ma vie terrienne
Je sors les oriflammes et attend que la beauté vienne
Pour apprécier le monde , il faut parfois faire le mort
Puiser au fond du puits de l’être, se ressourcer
Et emmener dans les tranchées son cœur en bandoulière
Affronter les erreurs, les injustices sans s’adonner à la prière
Pas de soucis dans ma galaxie, se réfugier pour mieux aimer
Ces instants tannés de douceur ne les gardons pas pour autant
Savoir s’exprimer, réagir, tout en gardant son tapis volant vers la stratosphère
Et si certains palpitants sont morts ou se terrent
J’irai entretenir mes faisceaux d’amour irradiés vers des yeux plus brillants
Ne pas se faner et laisser les plus belles espérances en contrebas
Garder le cœur grand ouvert pour ne pas laisser
Passer toutes ces effluves de bonheur fugace que l’on a traversé
et se hisser plus haut que ces chats virés dans l’amer
La mécanique
Mais après la peur ne reste que l’effroi
Serait-ce un mirage ou le bout du chemin
Je fixe l’horizon et crois en demain
Laissé derrière moi les chiens aux abois
Ces cadavres me fixant de leur air sournois
Sous un ciel couvert des paysages magnifiques
M’apprennent à conjurer les promesses mirifiques
Simplifier la démarche pour retrouver la trâce
De la beauté sublimée éloignée de la masse
Sur un air de musique si vite improvisé
Revenir à l’envie et ce vide trépassé
Le fond de l’air effraie même cette pluie apaisante
Sonne à mes oreilles comme une symphonie puissante
La mécanique du cœur est repartie de plus belle
Comme l’impétueuse rancœur de cette vague qui harcèle
Cette falaise qui n’en demandait pas tant
Pour prouver à l’homme ce qu’est d’être vivant…
L'être
Le passé s’invite, j’ai besoin d’une prose
Trop contracté pour te regarder au grand jour
Je suis paré pour te laisser porte close
Ton humour désarmé par mes feintes pensées
Nos nuques en paravent, il est l’heure d’y aller
La symphonie de pensée n’a jamais existé
Une heure de plus ici, je ne pourrais résister
Volutes de vieilles pensées ; tu n’es pas lourde à la pesée
Tes uppercuts en guise de drame ne m’empêchent pas de m’en aller
Tes idées fixes de bonheur, sans consommer tu te consumes
Et ma grande soif de clairières, de cette nature que l’homme exhume
L’immensité de l’océan et ce vertige sur la cornée
Retour aux sources que tu déclines
Là où tous les cerbères du cœur s’inclinent
Les vagues denses et montre à tous ce qu’est la vérité
Existe-t-il une personne profonde comme toi l’océan ?
Humble et respectueuse comme tes vagues impétueuses
Je fixe l’horizon pour voir si l’issue est heureuse
Loin de cette humanité qui construit le néant
Une demoiselle libellule doit se cacher sous le décor
Dans ses prunelles des papillons comme des trésors
Où les pensées éclosent comme les fleurettes en ce printemps…
L' ESPOIR DE LA FUITE
le déluge que tu fuis
et la noirceur qui s'ensuit
Je suis le réveil de la rage
la violence sans emphase
la tristesse dans l'amour
Je suis le regard dans ce vide
qui te perce et te mord
les tripes et puis le corps
Je fuis ce qui souffle le mensonge
tu me souffres dans mes songes
au diable ton âme putride
Quand je me relèverai enfin
et j'oublierai ces mains
pour un meilleur demain
aller plus en avant le chercher
ce bonheur trop longtemps oublié
et vers l'horizon clair s'élancer
d'éclair de rire en éclat de voix
parjurer l'émoi pour oublier le soi
la marche du monde vers la désolation
des saisons, des raisons qui t'emportent
des regards, des miroirs, tu t'effaces
des remises en question qui ne disent pas leur nom
et tu cèdes aux sirènes, t'esquives à l'abandon
LES REGARDS SE CROISENT...MAIS NE SE TROUVENT PAS
Les yeux dans le vide, sa tristesse en oriflamme
Il chante son mépris pour tous ces non dits,
Pour tous ces projets partis en flamme
Le vent fouette son visage dans ce couloir sombre
L’espoir est mort et virevolte les coups du sort
Dans son âme les hématomes l’ont rongé en nombre
Et ce cœur sous sa chemise qui doucement s’endort
S’effile l’amour dans cet observatoire du monde
Où l’homme comme une pomme pourrie en robe de printemps
Lâche cette tristesse sourde, ne pas rentrer dans la ronde
Et d’un revers de manche repousse et dépasse ce temps
Qui t’a plongé dans le froid et mutile les nuages
Sans un regard adressé, puis filer à la nage
De la haine qui s’enfonce ne reste que des miettes
Ces regards adressés vastes miroirs aux alouettes
La morsure cicatrise, le repenti s’éloigne
Sourire à un mirage, les mots qui sonnent comme une faux
L’amor à mort, faucher ces dantesques idées, témoigne !
Que le futur est à venir et le vieux temps dilué dans les maux
Le venin délicieux, une piqûre de rappel dans les rouages du coeur
Il n’a pas encore dévalisé ses rêves indélébiles
Et si ses pensées autochtones pour l’ordinaire restent un leurre
Dépasser les possibles de leurs cœurs monolithes…
LAS
soeur de dissidence qui ne se plie qu'à la flamme
celle qui prend le coeur de celui qui résiste
de derrière la saignée,la destinée qui la piste
barrière de mélodies mais le silence est d'or
amère est la pilule dans la boîte de Pandore
à la croisée des delires n'entre dans la mêlée
que si le destin s'agite à malmener les idées
regarde un peu là-bas
fleurter en contrebas
la tristesse et l'effroi
agiter les neurones vers une constante croissance
circoncision des sens, disloquer l'évidence
La nature au rabais, les finances en ressources
On se jette à corps perdu dans la folie de la course
Dans les dorures du palais, les putains se trémoussent
Contre ces forêts de vide, je ne suis plus que souche
Réveil sans lendemain, que du présent sans fin...
Le rêve comme évidence, tu ne vois pas plus loin...
Regarde un peu la bas
fleurter en contrebas
toucher du bout des doigts
la tristesse et l'effroi
Dis-moi où s'arrête l'immonde?
Cette cataracte aux yeux du monde
De ceux qui tracent sans rien voir
de ceux qui rêvent sans entrevoir
L'occident dépassé, sa splendeur trépassée se dore la conscience au soleil d'agent ....
plus de ciel constellé, l'illusoire épitaphe, j'ai tout consommé et je n'ai plus le temps...
LA TOILE

Implosion des espaces , tes espoirs s'entrelacent
Tu titubes et te frottes aux couloirs galaxie de la toile sans berger
tu achètes et te vend, le réseau t'enveloppe de ses espoirs légers
Le sourire accrocheur, tu rejoins le troupeau, l'amitié assistée
juste un fluide partagé, l'opulente légèreté de toujours posséder
Pas de répit, pas de trève, dans un zapping les gens s'aiment
Dans ce vide où l'on s'agrippe, de cette course où l'on se sème
Tu y consommes et t'y consumes, ne connais plus l'usage de la plume
Et tu gardes la pause pour la photo ; matons les blogs et on s'assume
Dans ton état rien ne se passe , aucun déclic, l'illusion comme seul fait d'arme
à quelques clics de l'orgasme, tu vois le monde sans état d'âme
Et même si derrière le décor les illusions fondent,
tu penses sans même y penser que plus belle est la ronde
Quand tout s'achète et tout se vend, ta petite lucarne en paravent
succédané vers le plaisir tu la savoures même si elle ment
Signe du temps qui passe et nous défait,
Tu pleures un peu quand vient l'heure du constat
Que de tous ces rêves maculés sonne le glas
où tu comprends que tout est plus beau quand on le fait...
QUELLE PROFONDEUR
comment faire comment taire cette fulminante évasion de ton esprit
fuir la profondeur ; pourfendeur des discours sensés ; tu fuis...
puis-je au moins sortir la tête de tous ces courants d'air déscellés
Prendre les chemins de traverse pour un meilleur demain
Tant que l'esprit respire encore, l'honneur est sauf
sauve qui peut ; la sentence est jetée reste tous ces maux
Cette société qui enfouit le dernier ressort d'humanité te scie les mains...
Ce soi, âme lucide, coeur serré, on est fatigué de tout cela...
Toute cette confiance donnée qui balbutie dans cette poussière d'esprit
la lumière incandescente de l'âme libre a disparu mais tu ris
on referme la boite de Pandore en croyant l'avoir nettoyée
une fois la mémoire en sang tu ne vois même plus le reflet de l'humain qui jadis...
En nous existait et maintenant plus rien d'autre qu'une odeur de renfermé
Stop! chacun à sa place! en rang par deux on n'a plus rien à raconter...
A voir d'ici ça fait peur toutes ces glaces fixées à l'envers et minées
je jette l'encre sur ce papier et toutes ces corolles qui sont maculées pour toujours...
mon stylo ne suit plus le bateau universel; il s'éloigne tel un dissident en ce jour
Contre vent et marée je ressuscite mon âme loin de tout ce manège futile
les chiens sont lâchés et leur babines retroussées; mais ne m'auront plus même s'ils me mutilent
Il fait beau dans mon coeur et je ne passerai pas une fois du coté de la vie sage
Ma paix intérieure n'est qu'un instantané constitué par la vie
Du jour au lendemain peut s'enflammer pour refuser cette futilité sans préavis
Ne rapporte rien d'où tu iras ; tu n'es pas capable de faire battre mon coeur pauvre image
Vers quelle rive se dirige se dirige la masse amassée devant ce cimetière de l'amour ?
Rester en vie pour la douceur d'un parfum ; celui de la transparence de l'authenticité sans faille
Quelques âmes subsistent et sont capables de tracer leur route hors de ce champ de bataille
Savoir laisser passer les mauvais vents en restant léthargique pour mieux reprendre mon parcours
Mon bras d'honneur à cette société imbécile et meurtrière c'est de ne pas être adepte du remord chronique
Ne pas porter toute la désillusion humaine sur mes épaules pour ne pas barrer de la boussole
Broyer toutes ces idées et garder ses convictions pour soi pour économiser la parole
s'entretenir avec des gens déjà tués nés par le système n'apporte rien ; et les commu niques...
A l'ombre de ce saule pleureur j'irai me refugier
fustigeant la nouvelle in-humanité de ces hommes pressés
JE CHERCHE ...
Con par raison, pas d’autre alternative que pleurer sur ses petites angoisses
Lego sans trique ; cette ville audacieusement élevée parfois m’indiffère
Ne pas vouloir ne pas trop en vouloir et juste s’aimer…
La blessure obscène que je porte en bandoulière n’est que le fruit de l’« in » humanité
Pour être branché débranche ton cœur ; oublie toi dans ce fossé, prêche la fausseté
C’est dans la lâcheté que l’homme nouveau doit se régénérer
La plaie béante se mue en mâchoire obscène pour nous digérer
Je cherche….
Ton antithèse et ma synthèse
Une belle vie, cette hypothèse…
Toutes ces belles choses qui m’apaisent
Le coin d’un feu où cette nature m’entraîne vers d’autres lieux
Opulence établie ; la roue tourne à l’envers ; le solidaire est solitaire
Cherche des yeux la lumière ; c’est sûr certains s’y réchauffent encore
Cette chaleur humaine ; constellation qui brillera toujours au-dessus du troupeau
Ne te retourne pas, ne te retourne pas ; la réponse est par là
Comète névralgique en plein coeur de ton âme
Ta dignité doit te permettre de dépunaiser délicatement tes ailes
Dans leur monde les autres ne s’appartiennent plus vraiment
Et les coups de cutter qu’ils s’infligent….
Je cherche…
Toucher le bout des sens
Ne pas ressembler au monde qui m’indiffère
Au travers de la nuit il fait chaud dans certain cœur
Ouvre les yeux, ouvre les yeux…
Je cherche….
Ton antithèse et ma synthèse
Une belle vie, cette hypothèse…
Toutes ces belles choses qui m’apaisent
Le coin d’un feu où cette nature qui m’entraîne vers d’autre lieu
AUX ORTIES TES SOUVENIRS
Face à l’amer tout se disloque, joliment séant
A la lumière on s’aima fort
Mais la foudre ne tombe pas deux fois sur ce qu’elle a déjà détruit
Aux orties tes souvenirs, laisse les photos moins blanches que noires
Les yeux crevés de n'avoir pas su se régénérer de cette vie à tiroir
Négocier le virage pour dépasser ton mirage et tourner la page rampante
Toi qui disloques les étoiles filantes comme le pigeon pourrait lâcher une fiente
Effrontée affrontant l'effondrement des palpitants
Tremblement de terre, l'hypocondre vibrant
Le coeur est soldé et tes drames en cohorte
A me voir si vivant tu es encore plus morte
Le nez dans la poussière, la commissure de ton charme s'effeuille lentement
Comme le fait la charogne qui fulmine dans l'eau limpide du temps
Le corps mourant dans les eaux glaciales de l'ennui, tes vanités s'effondrent
Tes lèvres ne brillaient que dans l'iris malade de mes yeux, même les illusions fondent...
Je suis cet homme dans la nuit qui mord les sens
Je suis cette proie qui se retourne contre cette résipiscence
Je suis cet être qui se réveille après l'empoisonnement
Je suis l'emprisonné évadé fustigeant ton air rance
Le moignon de coeur que tu t'es construit
N’est qu'un leurre même l'intérieur est pourri
Herpès céleste qui contamine l'orgueilleux
Ta beauté n'a d’égale que ton encéphale creux
Le masque qui cache ton vrai visage
Minaret joyau qui fait oublier la pauvreté de ton alcôve
Le mascara ne cache plus les ténèbres qui te lovent
D’un revers de mains, mes démons sont partis
Je cherche en toi un oasis, une autre idée de la vie
L’être sans avoir, lettre sans savoir, la terre est proche ?
L’humain est moche mais qu’est ce qui cloche ?
L’amour est un spiritueux dont l’homme s’oublie…
Perte de repère, l’envie sans vie
La vanité te malaxe, fait sa campagne
L’étranger siècle sonne les cerveaux, c’est l’anémie
Prends la tangente, course vers l’échange et c’est l’impie
Rayonnement du rien mais tu manques de bien
Quelques objets, mouvement de hanche
Quelques concepts, du redondant, de l’éphémère et l’ère de rien
Le dernier humain essuie ses larmes sur sa manche