vendredi 30 novembre 2012

La reconquête


D’ordinaire je t’arrangue comme on crache sur les coins

D’ordinaire je te chante comme on crash l’an demain

D’ordinaire je te hante à la lumière de mes desseins

D’ordinaire la charpente  pour soulever tes mains



Et pourtant la descente fait parfois partie du festin

Et pourtant tout s’évente quand le miroir est assassin

Caressant la tourmente d’un simple plat de la main

Effarante et aimante la vie embrasse parfois le ravin



Si les sirènes flottaient dans l’air on en ferait des fantassins

Si les silènes et les bruyères, poussaient à la rose des vents

Mais le vice fait parfois misère à ceux qui rêve d'un autre temps

Mais la vie sur toi s’éviscère quand tu la prend à contretemps



Prend garde à toi quand les sillons naissent sur ta peau de déraison

Regarde un peu sur le layon, les fleurs qui poussent à l'horizon

En bout de ligne l'invective à ce «toi même» dans sa prison

Faire réagir du fond des rives la rage de vivre tes passions



D'ordinaire tu serres le poing là haut dans les rêves de l'envers

D'ordinaire tu tailles la route à la beauté des traversières

D'ordinaire tu casses le doute en t'enivrant des fruits de l'aube

D'ordinaire s'écrase les colères dans les grands vents qui te taraude




Où est partit ce petit homme qui des rêves hissait les drapeaux

D'où est venu la brute fragile qui casse la craie sur le tableau

Sur l'ardoise noire s'écrit le vide quand la main ne tiens plus en joug

Cet instrument, crayon futile qui doit demain venir à bout



De cet auguste abcès de bile qui a jaillit sur le chemin

Il faut cramer la putte habile qui a noirci le parchemin

A fleur de peau les matelots traverse la mer à bout de maux

A cœur les mots sous le stylo lèvent les encres au fil de l'eau


lundi 19 novembre 2012

Hermeline


Dans sa ligne directrice, elle est triste sa bataille

Quand se plume la rectrice qui la plonge dans ses failles

Hermeline elle s’enfile des mensonges qui l’assaillent

Veut monter la colline mais elle flippe de sa taille

 

Hermeline elle a peur, elle a peur de ses larmes

Qui sont un océan, au séant de ses drames

Hermeline elle esquive, les mesquines qui s’alarment

Ces blessures intestines qui la retournent l’arme

 

Hermeline elle espère, Hermeline elle s’endort

Au creux des hémisphères, elle se blesse, elle se mort

Hermeline quand elle fonce, ce n’est pas pour longtemps

Ce petit front qu’elle fronce, la rattrape tout le temps

 

Sa vie est le théâtre sombre des miroirs de l’amor

Elle la filme noir et blanc pour flatter ses remords

Et même si l’art est mort, elle fustige les trésors

Pour mieux glacer le sort et recommencer encore

 

Elle regarde la pièce qui se joue sous ses yeux

Flippé par les reliefs, elle  s’en retourne aux dieux

Chaque défi qu’elle se lance, elle y croit, elle s’élance

De confiance en errance, elle se noie en souffrance

 

Hermeline elle larmoie sur son peu de constance

Sur sa ligne de fuite, surfe vers ses défaillances

De sa fenêtre ouverte elle aime regarder la lune

Pour doucement amerrir sur sa vie qui l’enclume

mardi 13 novembre 2012

La colline


 
 
Il était là sur la colline où se crashait les indicibles  

Où de cratère en hérésie se démontaient  les catharsis

Où les tempêtes instestines se perdaient  là dans les abîmes

Et les ogives nucléaires se retournait contre leur crime

 

Sous le brouillards qui des blessures cachent la cîme

Calfeutrant les reliefs et leurs corolles d’Aubépines

Caressant les collines de son manteau de peurs malignes

Transgressant les limites qui nous mène aux lueurs ballerines

 

Les blessures de la terre, les pensées éphémères

Les pantins de porcelaines, les humeurs des oiseaux

Tout était là sous la cohorte de blancs bandeaux

Dissimulé le territoire qui a vu naître la bruyère

 

Grain de beauté sous la terre ferme des fêlures

Graine décomptée, les jours passés sous les brulures

Le blêmissement du beau pays des hématomes

Sur l’encolure des montagnettes, la colère donne

 

La galère cogne,  au grand cockpit de sa prison

La colère blesse, la galère conne  d’une démission

Si par hasard la cime des arbres pointe dans le ciel  son horizon

Dans sa maison décime les âmes crainte de fiel, la déraison

 

Si blanche neige s’eteind là bas, là tout la haut sur la colline

Si tranche la lèvre et sonne le glas sous les couteaux des vipérines

Reste douce torpeur a fleur d’eau comme un brulot sur les ondines

Qui trottent encore à fleur de peau ici aussi sur les salines

lundi 29 octobre 2012

Contrefée


C’est toi la toile d’araignée

Ô toi l’étoile j’ai saigné

Quand les tempêtes ont déversé

Toutes tes craintes de beauté


C’est toi la voile toute trouée

Qui prétend qu’elle est destinée

Tu crois aux mythes de ta clarté

Tu n’es que nuit dans les allées


Tu passes ton temps à le voler

Posant tes toiles d’araignées

Piétinant chacune des serrures

Pour créer la rature


Tu es l’océan sans rivage

Un diable hautain qui à la rage

Si le radeau s’en est allé

C’est sous ton poids qu’il a coulé





Ton temps s’effile à le rater

Juste pour ne pas espérer

Plutôt se plaindre et mutiler

Pour toi le drame c’est d’exister...

Pour toi le drame fait exister...





Tu as tracé là tous les jours

Un sillon grand de désamour

Ton regard triste d’orgueil toujours

De ne pas voir qu’il luit le jour



Trainée de gaz sur la pierre

Toi tu à gardé l’allumette

Et tu la gardes toujours c'est sur

Pour qu'on écoute tes blessures


Oublie la vie oublie les rêves

Dans les fentes de tes meurtrissures

Derrière le masque de beauté

Tu t'es perdu à tout figer


Est-ce que tu vois pousser les fleurs

Derrière les ombres de tes leurres

Est que tu sens pousser les cœurs?

Ou seul l'ego caresse tes peurs




Tu n'as pas vu pousser les fleurs

Dans tes décombres où l'on se meurt

Tu cherches à murmurer l'amour

Qui crois encore à ton discours...

Qui crois encore à ton discours ?

La valse des maux


Les cannibales les dévorent

Les ruines de la ballerine qui s’endort

Les cannibales les dévorent

Les chemins incessant de l’amour des morts
 



Tant de fois, sans une laisse, nager dans les bras-morts

De ces hommes qui nous délaissent en créant des décors

Apparat magnifique, je ne te suis reconnaissant de rien

En naissant je t'ai fuit mais tes effets sont liens
 



Tu t’accroches à nos rêves, prolongeant la ferveur

Dans l’axiome des mâles, tu maudis les clameurs

De tes jeux de méfaits, tu n’es que pulsion de mort

De la terre qui s’échine à t’ouvrir à l’amor
 



Tant de fois l'homme tangue sur son orgueil divin

Et laisse traîner sa langue aux miroirs d'airains

Son reflet l'émoustille se croyant roi de tout

Se caresse les intimes fourvoyant les courroux
 



Les cannibales les dévorent

Les ruines de la ballerine qui s’endort

Les cannibales les dévorent

Les chemins incessant de l’amour des morts
 



Sa souplesse d'arrogance fait de lui un joyaux

De la harpe incandescente qui se joue de nos maux

Ce joujou de potence qu'il accroche à son cou

Sans savoir, il commence a le creuser son trou
 



Si la terre est violé et se charge de plainte

De ce vivant borné qui la pénètre et l’éreinte

En girouette affamé de tourner vers l'olympe

Il se fera chasser de la terre sans étreinte
 




On est là et on vit un peu dans la tourmente

De ce poisseux exquis qui n'a rien dans le ventre

Si l'amour est un crie qui frappe les aimantes

Incertaine est l'envie que l'on s'en alimente
 




Animal aux aguets, qui décline son nom

Léviathan pavé d'or, occident de sermon

Quand la cuirasse d'argent te léchera moribond

Tu penseras aux enfants déjà morts pour des cons
 






Elle tourne toujours, la danseuse de nos vies

Dans un détour de rêve, laisse une chance aux envies

Si les vices son verset, dans les mots des rhapsodes

Laissons l’humain à quai, dans les maux de ses modes

samedi 19 mai 2012

Dans les limbes infinis de la haine, jette moi !
Dans les limbes infinis de la haine !


Je sens la dague qui me traverse
Comme une torpeur dans la caresse


Tranche là! tranche là! la chair de tes péchers
Tranche là ! Tranche là ! l'émotion censurée


Il est là l'homme seul qu'on ne saurait aider
Sous l'enclume brulante de l'indifférence
Il est là son orgueil qu'il ne saurait étaler
Aux vanités du monde qu'il regarde passer


Animal est l'instinct dans l'amphore cérébrale !
Animal est l'instinct dans l'amphore cérébrale !


Crache le fric aux archanges, là est ton seul dessein !
Trash tes trips dan la fange, carnassier au turbin !


Quand les ombres au tableau me pénètrent la toise
Ténèbre moi l'ardeur comme on nettoie d'un râle
Que je calme ma douleur aux gros maux de ce mal
Qu'on crédite  nos comptes aux décomptes de l'ardoise



J'ai perdu c'est certain sous les feux de ton âme
Quelque petits bouts de rien, je ne sais quoi demain...
Je flotterais dans les cieux pour te chercher madame
A l'abris des desseins, de tes lumières diafanes


Animal est l'instinct dans l'amphore cérébrale !
Animal est l'instinct dans l'amphore cérébrale !
Mais si seul est l'humain, il en ressort que dale...
Toi mon serpent d'airain, à tes yeux je me crame...

vendredi 27 avril 2012

Il n'y a pas eu le choix il a fallu m'opérer.
Je n’étais qu’hologramme au sommeil éveillé.
Une créature fictive arpentant tendrement les montagnes de l'amor .

Il est un temps certain où les lumières d’or arquent les arcs en fiel en dehors des décors.

Etais ce l’inconnu de la crique au croc mort, ou la lueur fourbue des chants de maldoror.
J’en ai pris quelques claques à travers l'horizon, quand l’oraison celeste à fermé ma raison.
Quelques bruits de silence subsistent dans les chants des visions, comme un champs du possible hermétique de cloisons.
Croyant être un esquif j’ai crevé l’oraison, dans cette terre des silences j’étais presque pygmalion.

Caressant mes chimères je n’étais que ravin
au sommet de la crypte, j’ai clashé mes desseins
 

jeudi 5 avril 2012

ESPOIR

J’ai l’espoir d’y croire que le pire est passé
Je t’aime comme un miroir bien trop longtemps figé
S’il faut pour surseoir que le pire soit arrivé
J’ai compris dans le noir que l’avenir s’est barré

Ma petite amphibie, dans l’eau ou dans les prés
J’aime te voir rugir au festin des années
A venir incertain mais j’en suis sur bleuté
Si j’ai fait tout ce chemin c’est pour mon être aimé

J’ai l’espoir de te voir au plus vite allez…
Disons dans quelques soirs, a nouveau te serrer
Changer qq tiroirs dans mes reflexes passés
Pour mieux de le montrer mon amour constellé

J’ai craqué une allumette, pour allumer le destin
Et j’y vois ta silhouette laisse moi encore ta main

Dans les silences des meurtrières qui chasse tous les fantassins
J’espère y trouver porte ouverte à mes espoirs à mes desseins
Qui t’on toujours désirés mais par la peur ont conservé
Pour eux la belle vérité que je n’ai pas le mot de la fin

J’ai faim d’espoir et de soirée en lendemain
Ou ton sourire immaculé va m’emporter sur le chemin
Et pourquoi pas me détacher un peu de mes opinions
Pour y aller batifoler dans les jardins de tes visions

A rebrousse poil j’ai cru rester jusqu'à cette merveilleuse semaine
Si difficile est l'éloignement j’ai apprécié de te voir reine
De volonté à echanger là où j’étais encore à peine
En train de me relever à regarder yeux après yeux tes etincelles

J’ai craqué une allumette, pour rallumer le destin
Et j’y vois ta sillouette, ma destinée laisse moi ta main…

jeudi 26 janvier 2012

Salomé


Salomé je t’ai perdu dans l’étincelle du bonheur
Allongé dans l’aurore en ton sein la torpeur
Le grand vide cannibale qui a pris mes erreurs
Comme un cri, comme un râle j’ai cassé mon honneur

Salomé j’ai perdu de tes baisés la clé
Celle qui était caché et finalement si près
De mes yeux ravivés à décompter tes fées
Et ton cœur abimé, s’enveloppe de grès

C’est ton amour esquinté que le temps à sculpté
Sur tes peurs ampélites, des tempêtes abrités
A ces chaines attachées que tu as arraché
A ton cœur mélopée qui voulait crépiter


Si la vie est un creux d’où doit naître l’envie
Je te dois cet aveu que je crois infini

Oh Salomé, feu incendiaire de la vie
Propages les rêves, propages les cris
Dans les lumières de l’infini


Salomé tu a crus à l’enfer des décors
A l’envers, j’y ai lu, dans ma poussière de tord
A la lueur apparue sous ton sein contrefort
Je peux dire j’y ai cru à la vie à l’amor

Sous tes yeux infinis la beauté du trésor
S’est alors corrompu à notre mise à mort
Si la peur est un cri qui s’écrit sur le corps
Sur ma peau lacérée j’y écris mes remords.

Salomé, sans un mot sans un bruit caressait les esquisses
De la peinture à l’eau dans la nuit de sévices
Mais les larmes ont coulé emportant avec elles
Dans le contre courant, mon cœur et ses prunelles

Si la vie est un creu d’où doit naitre l’envie
Je te dois cet aveu que je crois infini
Salomé mon petit feu j’y ai cru à l’envie
De me dorer au creux de tes joies assourdi
Par le bruit de ces voix dont les crasses t’ont Sali
Je me noie dans l’envie de te voir mon amie

Oh Salomé feu incendiaire de la vie
Propages tes rêves, propages tes cris
Dans les lumières de l’infini

mardi 29 novembre 2011

Le festin des mutans

Toi qui serpente sur l'aurore, qui m'arrache les tripes
Moi le rêveur déçu des arcanes passées et à venir perdues
Quand la recherche est vaine et les veines corrompues
à d'obscures délices qui ont cassé la branche
Raccourci la lueur qui m'éveille au bonheur,

chaque jour que dieux fait sans ses amies les anges
Mais ce bien grand absent de mes jours sans odeurs
Me rend l'amour indécent, incandescente humeur...




On s'est perdu, tu dis !
Attablé au festin
De ce déclin du monde qui est notre dessein


On s'est perdu, tu pleures !
Assoiffé de mappe monde,
De cette mère si ronde qu'on l’érafle sans fin.




J'en ai bouffé des lueurs et des rêves nacrés
Dans le fil des luby, j'en ai cramé des songes
Mais toi mon illustre inconscient...
Collectif souvent, quand il s'agit de nuire

Et ton lacustre aplomb téméraire borné

dans le plomb de Sisyphe, tu fédères les morts nés
Tes armés sans vergogne nous arrachent à nos nuits,
L’éphémère besogne que ta fuite des idées


Tu as l'art de saigner les décombres d'espoirs
qui font croire à l'homo qu'il est sage et serein
De cette morbide excuse qui habille les lambeaux de l'espoir
Dont l'humain se persuade pour mieux tenir debout


De cette fée marchande, cette pute alléchante
Aux calices mensonges qu'ont butinent en surnombre
Mais une ombre à surgit ce matin dans la ronde

Dans ce rouage rougit par notre empire d'ombres







On a perdu tu dis !
Une logique à ce monde
Quand le nectar moisi
Nous enclume comme une tombe







On a perdu, je sais ! Dans nos rêves d'aurores
De ces sucres salés
Boréale est l'Error





On s'est perdu j'ai dit !
Un jeudi noir décombre
Quand affleurait l'envie
De se croire roi du monde

jeudi 27 octobre 2011

Le dernier instant



Quand tout tremblera, le dernier instant
Tout s’effacera, sans un contretemps
L’homme regardera au dernier instant
Tout ce qu’il a construit dans le fil du temps

Il se tournera alors dans le prisme de ses lunes
Dans l’abcès de ses frasques, le trou noir de sa plume
L’homme écrit son histoire comme on fuit les miroirs
L’homme détruits ses victoires comme on brule les grimoires

L’échafaudeur de rêve s’est prit dans l’aiguille du cadran
Ses buildings d’argent comme des dunes de vent
S’écroulent dans l’amphore qui aspire le temps
Le temps de réfléchir il est déjà trop tard


Pour s’arracher à ce désir, à cette pulsion de mort
Qui s’achemine à fleur de peau, cet amour de l’amor
Mais le fleuve à sombré dans l’enfer athanor
Plus rive pour reculer hors de l’ardent décor


Quand tout s’échappera, dans le dernier instant
Que l’esprit s’embrasera, dans un dernier tourment
S’écrira en esquisse aux prochaines nuits des temps
Que le plus beau silence est celui des perdants

mardi 19 juillet 2011

Au(x) poète(s) disparu(s)

Un matin noir, dans mon manoir
Je crois te voir, dans un miroir
Poussière de toi poussière de moi
L’esprit s’inspire de ces émois

Un caténaire s’est affaissé
Tout mon esprit à déraillé
Le cheval fou s’en est allé
Quand j’ai perdu tes maux versés

Si tu n’es pas dans l’air du temps
L’air de rien, j’y perds mon temps
L’étang reflète tes rêves brisés
Qui soufflent fort sur canopée


Tu passes le temps dans les décombres
De météore en catacombe
Quand Belphégor refait le monde
Tes vers sont or tapis dans l’ombre

De tonnerres noirs en arc en ciel
Les vies s’effilent en file indienne
Ton air détend l’homme qui fait sienne
Ta poésie qui arque les fiels

Tu ne sais rien quand on sait tout
Tu rêve de bien et on s’en fout
Dans l’infini des alizés
Tes mots jaillissent sur mes sentiers

Et sur tes routes j’emboite ton pas
Toi le poète qui nous emmène
Dans tes contrées où nos cœurs saignent
D’un amour né des chrysanthèmes

Ce mal qu’on fait à notre futur
Cette planète terre dans l’amère thune
Le jour s’ennui, la vie s’endort
Reste poésie sur la feuille d’or

Et si nos jours devenaient des nuits
Nos cruels maux des mises à mort
Je jette un mot comme l’on cri !
Irradie-moi de tes amors

samedi 16 juillet 2011

La sombre lumière de l’occident
Cicatrice d’or sur au firmament
Dans la nuit noir et embrumé
Révèle une âme libérée

Sa plainte est celle d’un détenu
Qui cherche à fuir sa destiné
Adam s’arrache de son passé
Comme une luciole revigorée

Adam est là entre deux rives
Il cherche à dépasser la cime
Adam écarte les météores
Qui crépitent le long des coursives

Sa vie n’est pas qu’un athanor
Où se dissolvent-les libres arbitres
Sa vie n’est pas la mise à mort
De la pensée par le grand vide

Changer de vie pour se trouver
A contrepied des décadences
Adam esquive cette opulence
Qui crève un monde déjà sonné

Allons-nous continuer la danse
Le spectacle de notre impotence
Le cœur crevé par l’émiettement
D’une chimère née l’occident !

Adam est triste sur la grande route
Il fuit la naissance de son doute
Loin la puissance de l’humaine race
Traverse le pont vers d’autre trace

mercredi 8 juin 2011















LA raison du plus fort n’écorche pas ma maison
Elle respire bien plus fort que leur pale oraison

Le vaisseau file sur l’eau, L’étrave lézarde l’amer
Est-ce mon encre qui enclume, l’épave dans le cratère

Est la mort sous la plume, des cris sous les viscères
Qu’on arrache à nos lunes pour en faire des cimetières

Aux calvaires des orgueils, s’échafaudent les empires
Dans un profond cercueil, des rages à démolir

Ligotez les dissidents, le fermoir est assassin
Raboter les consciences, aux miroirs des fantassins

Sous le halo de l’abondance, les guerriers sont les infirmiers
Sous le fardeau de l’ignorance, le vaisseau sombre dans le charnier

La coupe est pleine, la terre est lasse
Chacun sa peine sous la bourrasque

L'homme nombriliste attend son tour

A l'horizon, compte à rebours...


La coupe est pleine la mer est basse
Sous la crinière juste de la crasse

Il s'est cru roi de la matrice
Monstre d'égo sous l'appendice
 
L’homme spectateur de ses errances
Attend sa mort dans l’indolence

dimanche 15 mai 2011

L'enfant défunt







Je suis seul sur la route d’un océan de transaction
Les chimères font leur route dans ce cimetière de nations…
Je suis feuille sur le doute d’une lame de fond d’aberration
Mes viscères craquent en route, j’ai 10 ans et je vous pardonne


Quand debout face aux vents de l’aurore qui s’installe
Sur le seuil de ma porte, c’est le néant cérébral
Sur la fresque des orgueils, le grand vide cannibale
Vous êtes déjà mort, j’ai 10 ans et je vous pardonne


Je suis jour dans vos nuits, à mes trousses vos indifférences
Vos dictatures d’esprits, sur ma terre de belligérance
J’ai la haine mais souris, je débride la résilience
J’ai la haine mais souris, j’ai 10 ans mais je vous pardonne





Je suis houle sur vos vies, attise vos cicatrices d’ombres
Dans ce froid je m’oublie et m'enfouis sous vos décombres
Toutes nos vies en sursis d’opulence en pénombre
Econduit de mes nuits j’ai 10 ans que le réveil sonne !!




A la lumière foudroyante des réussites éphémère
Sous le béton en déferlante, j’oublie la chaleur de ma terre
Hors du commun les destinées sont elles toujours des contes de fées
Aux cris des chiens, je serre les poings et je m’éloigne de la mêlée
Aux cris des chiens, je serre les poings et je m’éloigne de la mêlée…

Sur le bitume elle coule la pluie de sa galère
Elle consume ce qui ronge, le fruit de sa colère
Dans la nuit de ses songes sa légèreté la quitte
Comme une dague qui s’enfonce dans son cœur ampélite

Sur le feu de ses nuits elle y jette toute ses forces
A l’eau les rêveries, sous ses larmes elle s’efforce
De gerber les verrous, de fracturer l’écorce
Y cracher son courroux, et briser le colosse

Au pied d’argile forgé par la vie si friable
Sparadrap sur l’étoile qui n’est plus « bancable »
Dans la nuit de ses jours la briser cette carcasse
D’ombre indélébile sous l’assassine crevasse

Puis gravir la colline des épreuves à venir
Et dépasser la fièvre qui la pousse à maudire
Tous ces fragments de soi, que la peine à fait fuir
Dépassant ses passés, pour enfin le franchir

Ce grande mur du silence qui en elle à mangé
Le petit Lutin d’espérance qui était à peine né
Aux destins de l’amer, ne doit plus naviguer
Aux grands vents de lumière se laisser embarquer

Comme un luthier en lutte contre son bel instrument
Scintillant dans la nuit face au jour des vivants
Laisse le mièvre au cockpit trépassé des tourments
Ton grand cœur qui palpite au son du firmament

samedi 16 avril 2011

Humanoïdes associés

Dans les vomissures qui nous rongent
Le temps s’obstrue, le temps nous plonges
Dans les fragments de nos malaises
A fleur de chute de la falaise


Comme des archanges malfaisants
A grand coup de mirages marchants
L’humanoïde chasse ses ombres
Ses désespoirs aux catacombes

A grand flot d’uranium enrichi
L’injection létale est infime
A grand coup de crasse dans l’abime
Murmure létal dans l’endocrine

Allons-nous prolonger l’errance
Les coups de boutoir d’indifférence
Chacun pour soi dans son absence
Au grand marché des indécences

Sur la grande toile de l’émotion
On s’émoustille la compassion
Mais quand vient l’heure de l’adhésion
S’aligne les points de suspension

Allons-nous continuer la danse
A grand coup d’croc dans la charpente
Du toit d’égo qui scie la branche
Tranchant la gorge de l’abondance

Des vanités qu’on sait perdante
Qu’on est tout p’tit dans l’insouciance
Des vanités qu’on sait perdante
Qu’on est tout p’tit dans l’insouciance
Qu’on est tout p’tit dans l’insouciance
Get snow effect

samedi 19 février 2011

Tomy








Dans la clameur des territoires
Retour de flamme incandescente
L’éternité comme un miroir
Aux indécences…

Tomy s’exclame Tomy s’envoi
Du firmament dans la charpente
Il s’est perdu dans l’émergence
De sa descente…


Des soleils noirs en étoiles d’or
Il fuit la foire, il frôle la mort
Tomy se dore
Tomy s’endort

Aux artifices étincelants,
Quand le venin le prend perdant
Tomy se dore
Tomy s’endort


Tomy s’exalte, Tomy s’ennui
Son père perdu, il chasse la vie
La peur serpente sous sa colère
Indélébile…

Transit de froid, transite sa vie
Il perd la foi en l’infini
Se réfugie dans son cratère
Damoclès ère

Des soleils noirs en étoiles d’or
Il perd son temps, il serre la mort
Tomy se dore
Tomy s’endort


De ses bras pillé par l’entrant
Il grille sa vie en rouge et blanc
Tomy se dore, Tomy s’endort

Seringue pointé au firmament
Sa destiné piqué à blanc
Tomy se dore, Tomy s’endort

Aux vanités de l’existence
Sous sa peau, boite de pandore
Tomy se dore, Tomy s’endore

Croc mort d’un jour il fuit cette nuit
Il y consume son dernier cri
Tomy s’endort… à l’infini

jeudi 17 février 2011

La fleur du risque


Loin des grands gouffres, loin de ses chaines

Quand elle s’engouffre dans mes errances

Dans les taudis où mon cœur traine

Ensorceleuse ma délivrance…



Je te sens proche si loin de moi

De mes yeux pris sous ton émoi

Je cris du cœur au vent du sud

J'essai d'atteindre ta latitude





Connais t’on le bout du chemin ?

Suis-je l’esquif ou le ravin ?

Sur la terre brûlée de tes criques

S’esquisse l’ explosion cathartique




Quand ton cœur geint dans sa jaule chair

Que tes maux glissent épistolaires

A travers ciel et horizon

Orchestre en moi la floraison



Dans tes couloirs, dans tes eaux claires

D’un bleu salin, cristallins fiers

Affleure mes mots en canadair

Dessèche tes peaux mortes de l’amer



Connais t’on le bout du chemin ?

Suis-je l’esquif ou le ravin ?

Sur la terre brûlée de tes criques

S’esquisse l’ explosion cathartique



Trouvons refuge dans nos ornières

Nos déchirures hospitalières

J’irais casser ton monastère

De solitude pour la clairière

De solitude pour la clairière

samedi 12 février 2011

LE FLEUVE


Sur le beau fleuve de l’abondance
Les innocents ont les mains sales
Sous l’opalin pistil du rance
Se dissémine la fleur du râle


Ismael est là sur le grand vide
Il flotte au dessus des avides
Eclair furieux du désespoir
On lui a volé son histoire

Blanc bec grande gueule auréolé
Libérateur de la pensée
Lui a planté ses convictions
Des banderilles dans sa nation

Dans les grandes plaines où il sévit
Les vices versatiles de l’homme qui
D’un air prédateur au long cours
Embrase les mémoires sans détours

A la racine de l’arbre à leurre
Les illusions de la grandeur
Le développement comme horizon
Laisse sur la rive la raison

Ismaël sur le bord du déversoir
Regarde passer son histoire
Dans l’eau du fleuve du Congo
S’écrème des siècles au fil de l’eau

J’irais cracher sur vos silences
Vos oriflammes de toutes puissances
L’Afrique pillé par la croissance
Miroir obscur de l’arrogance

jeudi 18 novembre 2010

Le petit chat et le zébu


Ils étaient 5 tout petits chats
Ils voulaient grandir ici bas
Pour prouver qu’ils pouvaient le faire
Ils ont franchit toutes les frontières

En descendant de leur paillotte
Leur nid douillet, cette belle calotte
Par cette après midi de plomb
Couleur d’Afrique pour oraison

En cherchant à devenir un homme
Petit chaton s’est fait un somme
A tâtons à cherché à fuir
A maintenant toute la mort pour dormir

Le petit chat tombé du toit
De cette paillote au Burkina
A chercher à franchir la porte
Sa destinée laissée pour morte

En tombant de sa chappe blonde
Le petit chat croquait le monde
Voulait entrer dans la ronde
Monter sur les plates bandes du monde

Mais être en vie c’est être en lutte
De désespoir en uppercut
De vagues espoirs en contre chute
Il a raté ce soir son but

Abandonné par sa maman
Il a rejoint le firmament
Sous le pied enclume du Zébu
Sa ligne de vie interrompue

Poussière de lui, boule de poil
Douze coup de minuit, s’éteint l’étoile
Un dernier cri à l’étouffé
Petit dernier s’est envolé…

Dedans mon œil un peu de buée
Pour ce matou si peu armé
Pour affronter cette vie mensonge
Je lui adresse ce dernier songe...

samedi 13 novembre 2010

Mon autre



Ce soir je t’attendais comme on fait dans les gares
Des mirettes je dardais tous les recoins hagards
Dans le cri du silence je miroitais tes anges
Dans le creux des jactances où se crash l’ignorance

Dans la foire des offenses où se dilue le monde
Ce soir je fuis l’errance, de la foule des ombres
Dans l’éclat des lubies qui traverse la mappemonde
Offertes à la folie les âmes sont pudibondes

A court de poésie, j’attends tes signes de vie
N’est tu qu’une hérésie aux dortoirs des maudits
Sous la flamme des clameurs où se brulent les pays
L’incendie des grands jours calcine les rêveries

En promeneur solitaire, je file dans les ornières
Loin de la poudrière qui enfume nos artères
Toi petit vers luisant que la nuit réverbère
Anti chambre des passions je suis ton éphémère

Toi l’ami, toi l’amour je te cherche beau miroir
Toi mon alter égo dans cette vie à tiroir
Si tu n’existe pas, je ne peux que surseoir
En attendant de tomber dans tes bras toi l’espoir...

vendredi 29 octobre 2010

L'homme qui aimait la vie



Il est là il et s’avance pas à pas sans un bruit
Sa petite vie serpente dans l’amer de leurs nuits
Cet enfer c’est les autres pourfendeurs du vivant
Edificateurs de comètes au mortel scintillement

Il est là caracole dans le devers des parcours
Les dévots du bling bling laissés à leur discours
Dans la cours du monarque absolu de la connerie
Il se planque à l’abri de ce flot d’ahuri

Agile comme un rêve qui serpente dans l’amer
Il calcine ses peurs à l’éclat des souvenirs
Colmatant les souffrances qui érodent ses artères
Flamme de fulgurance dans ce monde de plaisirs

Son passé est un sceptre qui le guide dans le monde
Il voit de sa fenêtre les fétides vagabondes
Des promesses de l’oublie, sans la mort on s’ennuie…
Consommant consumant arrimé au produit

Sur l’écume des jours y planter sa banderole
Inscrite au sang d’humain qui en a sur les mains
Et de ses trippes noires-sanglante arroser l’auréole
Factice irradiation de ses contemporains

P’tit Bonhomme s’éveille lorsque cesse l’envie
De dormir dans le lit de ce fleuve songe des nuits
Il revient à cette vie qui lui à vite prit son père
Quand une tempête de nuit l’a coulé la galère

Le soleil de la mort le regarde fixement
De derrière ses rayons y voir le firmament
Et cueillir en son seing le bel instant présent
Pas besoin d’ornements, pas de saint sacrement

Il est là, il est lui sur le haut de ses nuits
Grimpe sur ses ecchymoses pour y aimer la vie
Prendre le temps de la voir, la terre de nos oublis
LA plus belle des richesses est bien celle de l’esprit

jeudi 14 octobre 2010

les oiseaux se cachent pour mourir



Au fil du soir qui t’a laissé
J’harangue les lucioles du passé
En trébuchant sur l’oraison
J’ai peine perdu pour l’horizon

Respire le désert qui s’annonce
Sous tes dévers coup de semonce
Ce soir je passe les larmes, gauche
Et cette tristesse n’est qu’une ébauche

Affleure des peaux prononce tes mots
Marteau-pilon comme un sanglot
L’écho de froid burine, la mort en toi s’enfile
Déverse et tambourine et reste l’émoi du spleen


Tu as versé au creux des rimes
Des profondeurs vertigineuses
Sous ta candeur crépusculaire
Des cicatrices multipolaires

Profil public silhouette de l’ombre
Lunettes obscures cachent le sombre
De ta tripale envie de pondre
De mots d’ici en odyssées

Voyage céleste dans tes contrés
Textuelles reflets dans ton congé
JE m’arcqueboute, un viscère râle
A la tristesse de l’encéphale

Tes mots falaises à travers ciel
L’amer soudain brusque et vivant
Dans tes ferveurs y voir les fiels
En révérences pour touts ces maux

Éclipse saillante dans la nuit
Ouvrage tremblant dans tes mains lui
Soleil couchant, plus d’horizon
Réveil perdant, plus de raison

De mélopée en cellophane
Le monde s’écrit « tout feu tout fane »
Ta révérence comme un soupir
Les oiseaux se cachent pour mourir