samedi 19 mai 2012
Dans les limbes infinis de la haine !
Je sens la dague qui me traverse
Comme une torpeur dans la caresse
Tranche là! tranche là! la chair de tes péchers
Tranche là ! Tranche là ! l'émotion censurée
Il est là l'homme seul qu'on ne saurait aider
Sous l'enclume brulante de l'indifférence
Il est là son orgueil qu'il ne saurait étaler
Aux vanités du monde qu'il regarde passer
Animal est l'instinct dans l'amphore cérébrale !
Animal est l'instinct dans l'amphore cérébrale !
Crache le fric aux archanges, là est ton seul dessein !
Trash tes trips dan la fange, carnassier au turbin !
Quand les ombres au tableau me pénètrent la toise
Ténèbre moi l'ardeur comme on nettoie d'un râle
Que je calme ma douleur aux gros maux de ce mal
Qu'on crédite nos comptes aux décomptes de l'ardoise
J'ai perdu c'est certain sous les feux de ton âme
Quelque petits bouts de rien, je ne sais quoi demain...
Je flotterais dans les cieux pour te chercher madame
A l'abris des desseins, de tes lumières diafanes
Animal est l'instinct dans l'amphore cérébrale !
Animal est l'instinct dans l'amphore cérébrale !
Mais si seul est l'humain, il en ressort que dale...
Toi mon serpent d'airain, à tes yeux je me crame...
vendredi 27 avril 2012
Je n’étais qu’hologramme au sommeil éveillé.
Une créature fictive arpentant tendrement les montagnes de l'amor .
Il est un temps certain où les lumières d’or arquent les arcs en fiel en dehors des décors.
Etais ce l’inconnu de la crique au croc mort, ou la lueur fourbue des chants de maldoror.
J’en ai pris quelques claques à travers l'horizon, quand l’oraison celeste à fermé ma raison.
Quelques bruits de silence subsistent dans les chants des visions, comme un champs du possible hermétique de cloisons.
Croyant être un esquif j’ai crevé l’oraison, dans cette terre des silences j’étais presque pygmalion.
Caressant mes chimères je n’étais que ravin
au sommet de la crypte, j’ai clashé mes desseins
jeudi 5 avril 2012
ESPOIR
Je t’aime comme un miroir bien trop longtemps figé
S’il faut pour surseoir que le pire soit arrivé
J’ai compris dans le noir que l’avenir s’est barré
Ma petite amphibie, dans l’eau ou dans les prés
J’aime te voir rugir au festin des années
A venir incertain mais j’en suis sur bleuté
Si j’ai fait tout ce chemin c’est pour mon être aimé
J’ai l’espoir de te voir au plus vite allez…
Disons dans quelques soirs, a nouveau te serrer
Changer qq tiroirs dans mes reflexes passés
Pour mieux de le montrer mon amour constellé
J’ai craqué une allumette, pour allumer le destin
Et j’y vois ta silhouette laisse moi encore ta main
Dans les silences des meurtrières qui chasse tous les fantassins
J’espère y trouver porte ouverte à mes espoirs à mes desseins
Qui t’on toujours désirés mais par la peur ont conservé
Pour eux la belle vérité que je n’ai pas le mot de la fin
J’ai faim d’espoir et de soirée en lendemain
Ou ton sourire immaculé va m’emporter sur le chemin
Et pourquoi pas me détacher un peu de mes opinions
Pour y aller batifoler dans les jardins de tes visions
A rebrousse poil j’ai cru rester jusqu'à cette merveilleuse semaine
Si difficile est l'éloignement j’ai apprécié de te voir reine
De volonté à echanger là où j’étais encore à peine
En train de me relever à regarder yeux après yeux tes etincelles
J’ai craqué une allumette, pour rallumer le destin
Et j’y vois ta sillouette, ma destinée laisse moi ta main…
jeudi 26 janvier 2012
Salomé
Salomé je t’ai perdu dans l’étincelle du bonheur
Allongé dans l’aurore en ton sein la torpeur
Le grand vide cannibale qui a pris mes erreurs
Comme un cri, comme un râle j’ai cassé mon honneur
Salomé j’ai perdu de tes baisés la clé
Celle qui était caché et finalement si près
De mes yeux ravivés à décompter tes fées
Et ton cœur abimé, s’enveloppe de grès
C’est ton amour esquinté que le temps à sculpté
Sur tes peurs ampélites, des tempêtes abrités
A ces chaines attachées que tu as arraché
A ton cœur mélopée qui voulait crépiter
Si la vie est un creux d’où doit naître l’envie
Je te dois cet aveu que je crois infini
Oh Salomé, feu incendiaire de la vie
Propages les rêves, propages les cris
Dans les lumières de l’infini
Salomé tu a crus à l’enfer des décors
A l’envers, j’y ai lu, dans ma poussière de tord
A la lueur apparue sous ton sein contrefort
Je peux dire j’y ai cru à la vie à l’amor
Sous tes yeux infinis la beauté du trésor
S’est alors corrompu à notre mise à mort
Si la peur est un cri qui s’écrit sur le corps
Sur ma peau lacérée j’y écris mes remords.
Salomé, sans un mot sans un bruit caressait les esquisses
De la peinture à l’eau dans la nuit de sévices
Mais les larmes ont coulé emportant avec elles
Dans le contre courant, mon cœur et ses prunelles
Si la vie est un creu d’où doit naitre l’envie
Je te dois cet aveu que je crois infini
Salomé mon petit feu j’y ai cru à l’envie
De me dorer au creux de tes joies assourdi
Par le bruit de ces voix dont les crasses t’ont Sali
Je me noie dans l’envie de te voir mon amie
Oh Salomé feu incendiaire de la vie
Propages tes rêves, propages tes cris
Dans les lumières de l’infini
mardi 29 novembre 2011
Le festin des mutans
Moi le rêveur déçu des arcanes passées et à venir perdues
Quand la recherche est vaine et les veines corrompues
à d'obscures délices qui ont cassé la branche
Raccourci la lueur qui m'éveille au bonheur,
chaque jour que dieux fait sans ses amies les anges
Mais ce bien grand absent de mes jours sans odeurs
Me rend l'amour indécent, incandescente humeur...
On s'est perdu, tu dis !
Attablé au festin
De ce déclin du monde qui est notre dessein
On s'est perdu, tu pleures !
Assoiffé de mappe monde,
De cette mère si ronde qu'on l’érafle sans fin.
J'en ai bouffé des lueurs et des rêves nacrés
Dans le fil des luby, j'en ai cramé des songes
Mais toi mon illustre inconscient...
Collectif souvent, quand il s'agit de nuire
Et ton lacustre aplomb téméraire borné
dans le plomb de Sisyphe, tu fédères les morts nés
Tes armés sans vergogne nous arrachent à nos nuits,
L’éphémère besogne que ta fuite des idées
Tu as l'art de saigner les décombres d'espoirs
qui font croire à l'homo qu'il est sage et serein
De cette morbide excuse qui habille les lambeaux de l'espoir
Dont l'humain se persuade pour mieux tenir debout
De cette fée marchande, cette pute alléchante
Aux calices mensonges qu'ont butinent en surnombre
Mais une ombre à surgit ce matin dans la ronde
Dans ce rouage rougit par notre empire d'ombres
On a perdu tu dis !
Une logique à ce monde
Quand le nectar moisi
Nous enclume comme une tombe
On a perdu, je sais ! Dans nos rêves d'aurores
De ces sucres salés
Boréale est l'Error
On s'est perdu j'ai dit !
Un jeudi noir décombre
Quand affleurait l'envie
De se croire roi du monde
jeudi 27 octobre 2011
Le dernier instant
Quand tout tremblera, le dernier instant
Tout s’effacera, sans un contretemps
L’homme regardera au dernier instant
Tout ce qu’il a construit dans le fil du temps
Il se tournera alors dans le prisme de ses lunes
Dans l’abcès de ses frasques, le trou noir de sa plume
L’homme écrit son histoire comme on fuit les miroirs
L’homme détruits ses victoires comme on brule les grimoires
L’échafaudeur de rêve s’est prit dans l’aiguille du cadran
Ses buildings d’argent comme des dunes de vent
S’écroulent dans l’amphore qui aspire le temps
Le temps de réfléchir il est déjà trop tard
Pour s’arracher à ce désir, à cette pulsion de mort
Qui s’achemine à fleur de peau, cet amour de l’amor
Mais le fleuve à sombré dans l’enfer athanor
Plus rive pour reculer hors de l’ardent décor
Quand tout s’échappera, dans le dernier instant
Que l’esprit s’embrasera, dans un dernier tourment
S’écrira en esquisse aux prochaines nuits des temps
Que le plus beau silence est celui des perdants
mardi 19 juillet 2011
Au(x) poète(s) disparu(s)
Je crois te voir, dans un miroir
Poussière de toi poussière de moi
L’esprit s’inspire de ces émois
Un caténaire s’est affaissé
Tout mon esprit à déraillé
Le cheval fou s’en est allé
Quand j’ai perdu tes maux versés
Si tu n’es pas dans l’air du temps
L’air de rien, j’y perds mon temps
L’étang reflète tes rêves brisés
Qui soufflent fort sur canopée
Tu passes le temps dans les décombres
De météore en catacombe
Quand Belphégor refait le monde
Tes vers sont or tapis dans l’ombre
De tonnerres noirs en arc en ciel
Les vies s’effilent en file indienne
Ton air détend l’homme qui fait sienne
Ta poésie qui arque les fiels
Tu ne sais rien quand on sait tout
Tu rêve de bien et on s’en fout
Dans l’infini des alizés
Tes mots jaillissent sur mes sentiers
Et sur tes routes j’emboite ton pas
Toi le poète qui nous emmène
Dans tes contrées où nos cœurs saignent
D’un amour né des chrysanthèmes
Ce mal qu’on fait à notre futur
Cette planète terre dans l’amère thune
Le jour s’ennui, la vie s’endort
Reste poésie sur la feuille d’or
Et si nos jours devenaient des nuits
Nos cruels maux des mises à mort
Je jette un mot comme l’on cri !
Irradie-moi de tes amors
samedi 16 juillet 2011
Cicatrice d’or sur au firmament
Dans la nuit noir et embrumé
Révèle une âme libérée
Sa plainte est celle d’un détenu
Qui cherche à fuir sa destiné
Adam s’arrache de son passé
Comme une luciole revigorée
Adam est là entre deux rives
Il cherche à dépasser la cime
Adam écarte les météores
Qui crépitent le long des coursives
Sa vie n’est pas qu’un athanor
Où se dissolvent-les libres arbitres
Sa vie n’est pas la mise à mort
De la pensée par le grand vide
Changer de vie pour se trouver
A contrepied des décadences
Adam esquive cette opulence
Qui crève un monde déjà sonné
Allons-nous continuer la danse
Le spectacle de notre impotence
Le cœur crevé par l’émiettement
D’une chimère née l’occident !
Adam est triste sur la grande route
Il fuit la naissance de son doute
Loin la puissance de l’humaine race
Traverse le pont vers d’autre trace
mercredi 8 juin 2011
LA raison du plus fort n’écorche pas ma maison
Elle respire bien plus fort que leur pale oraison
Le vaisseau file sur l’eau, L’étrave lézarde l’amer
Est-ce mon encre qui enclume, l’épave dans le cratère
Est la mort sous la plume, des cris sous les viscères
Qu’on arrache à nos lunes pour en faire des cimetières
Aux calvaires des orgueils, s’échafaudent les empires
Dans un profond cercueil, des rages à démolir
Ligotez les dissidents, le fermoir est assassin
Raboter les consciences, aux miroirs des fantassins
Sous le halo de l’abondance, les guerriers sont les infirmiers
Sous le fardeau de l’ignorance, le vaisseau sombre dans le charnier
La coupe est pleine, la terre est lasse
Chacun sa peine sous la bourrasque
L'homme nombriliste attend son tour
La coupe est pleine la mer est basse
Sous la crinière juste de la crasse
L’homme spectateur de ses errances
Attend sa mort dans l’indolence
dimanche 15 mai 2011
L'enfant défunt
Les chimères font leur route dans ce cimetière de nations…
Je suis feuille sur le doute d’une lame de fond d’aberration
Mes viscères craquent en route, j’ai 10 ans et je vous pardonne
Quand debout face aux vents de l’aurore qui s’installe
Sur le seuil de ma porte, c’est le néant cérébral
Sur la fresque des orgueils, le grand vide cannibale
Vous êtes déjà mort, j’ai 10 ans et je vous pardonne
Je suis jour dans vos nuits, à mes trousses vos indifférences
Vos dictatures d’esprits, sur ma terre de belligérance
J’ai la haine mais souris, je débride la résilience
J’ai la haine mais souris, j’ai 10 ans mais je vous pardonne
Dans ce froid je m’oublie et m'enfouis sous vos décombres
Toutes nos vies en sursis d’opulence en pénombre
Econduit de mes nuits j’ai 10 ans que le réveil sonne !!
Sous le béton en déferlante, j’oublie la chaleur de ma terre
Hors du commun les destinées sont elles toujours des contes de fées
Aux cris des chiens, je serre les poings et je m’éloigne de la mêlée
Aux cris des chiens, je serre les poings et je m’éloigne de la mêlée…
Elle consume ce qui ronge, le fruit de sa colère
Dans la nuit de ses songes sa légèreté la quitte
Comme une dague qui s’enfonce dans son cœur ampélite
Sur le feu de ses nuits elle y jette toute ses forces
A l’eau les rêveries, sous ses larmes elle s’efforce
De gerber les verrous, de fracturer l’écorce
Y cracher son courroux, et briser le colosse
Au pied d’argile forgé par la vie si friable
Sparadrap sur l’étoile qui n’est plus « bancable »
Dans la nuit de ses jours la briser cette carcasse
D’ombre indélébile sous l’assassine crevasse
Puis gravir la colline des épreuves à venir
Et dépasser la fièvre qui la pousse à maudire
Tous ces fragments de soi, que la peine à fait fuir
Dépassant ses passés, pour enfin le franchir
Ce grande mur du silence qui en elle à mangé
Le petit Lutin d’espérance qui était à peine né
Aux destins de l’amer, ne doit plus naviguer
Aux grands vents de lumière se laisser embarquer
Comme un luthier en lutte contre son bel instrument
Scintillant dans la nuit face au jour des vivants
Laisse le mièvre au cockpit trépassé des tourments
Ton grand cœur qui palpite au son du firmament
samedi 16 avril 2011
Humanoïdes associés
Le temps s’obstrue, le temps nous plonges
Dans les fragments de nos malaises
A fleur de chute de la falaise
Comme des archanges malfaisants
A grand coup de mirages marchants
L’humanoïde chasse ses ombres
Ses désespoirs aux catacombes
A grand flot d’uranium enrichi
L’injection létale est infime
A grand coup de crasse dans l’abime
Murmure létal dans l’endocrine
Allons-nous prolonger l’errance
Les coups de boutoir d’indifférence
Chacun pour soi dans son absence
Au grand marché des indécences
Sur la grande toile de l’émotion
On s’émoustille la compassion
Mais quand vient l’heure de l’adhésion
S’aligne les points de suspension
Allons-nous continuer la danse
A grand coup d’croc dans la charpente
Du toit d’égo qui scie la branche
Tranchant la gorge de l’abondance
Des vanités qu’on sait perdante
Qu’on est tout p’tit dans l’insouciance
Des vanités qu’on sait perdante
Qu’on est tout p’tit dans l’insouciance
Qu’on est tout p’tit dans l’insouciance
samedi 19 février 2011
Tomy
Dans la clameur des territoires
Retour de flamme incandescente
L’éternité comme un miroir
Aux indécences…
Tomy s’exclame Tomy s’envoi
Du firmament dans la charpente
Il s’est perdu dans l’émergence
De sa descente…
Des soleils noirs en étoiles d’or
Il fuit la foire, il frôle la mort
Tomy se dore
Tomy s’endort
Aux artifices étincelants,
Quand le venin le prend perdant
Tomy se dore
Tomy s’endort
Tomy s’exalte, Tomy s’ennui
Son père perdu, il chasse la vie
La peur serpente sous sa colère
Indélébile…
Transit de froid, transite sa vie
Il perd la foi en l’infini
Se réfugie dans son cratère
Damoclès ère
Des soleils noirs en étoiles d’or
Il perd son temps, il serre la mort
Tomy se dore
Tomy s’endort
De ses bras pillé par l’entrant
Il grille sa vie en rouge et blanc
Tomy se dore, Tomy s’endort
Seringue pointé au firmament
Sa destiné piqué à blanc
Tomy se dore, Tomy s’endort
Aux vanités de l’existence
Sous sa peau, boite de pandore
Tomy se dore, Tomy s’endore
Croc mort d’un jour il fuit cette nuit
Il y consume son dernier cri
Tomy s’endort… à l’infini
jeudi 17 février 2011
La fleur du risque
Loin des grands gouffres, loin de ses chaines
Quand elle s’engouffre dans mes errances
Dans les taudis où mon cœur traine
Ensorceleuse ma délivrance…
Je te sens proche si loin de moi
De mes yeux pris sous ton émoi
Je cris du cœur au vent du sud
J'essai d'atteindre ta latitude
Connais t’on le bout du chemin ?
Suis-je l’esquif ou le ravin ?
Sur la terre brûlée de tes criques
S’esquisse l’ explosion cathartique
Quand ton cœur geint dans sa jaule chair
Que tes maux glissent épistolaires
A travers ciel et horizon
Orchestre en moi la floraison
Dans tes couloirs, dans tes eaux claires
D’un bleu salin, cristallins fiers
Affleure mes mots en canadair
Dessèche tes peaux mortes de l’amer
Connais t’on le bout du chemin ?
Suis-je l’esquif ou le ravin ?
Sur la terre brûlée de tes criques
S’esquisse l’ explosion cathartique
Trouvons refuge dans nos ornières
Nos déchirures hospitalières
J’irais casser ton monastère
De solitude pour la clairière
De solitude pour la clairière
samedi 12 février 2011
LE FLEUVE
Les innocents ont les mains sales
Sous l’opalin pistil du rance
Se dissémine la fleur du râle
Ismael est là sur le grand vide
Il flotte au dessus des avides
Eclair furieux du désespoir
On lui a volé son histoire
Blanc bec grande gueule auréolé
Libérateur de la pensée
Lui a planté ses convictions
Des banderilles dans sa nation
Dans les grandes plaines où il sévit
Les vices versatiles de l’homme qui
D’un air prédateur au long cours
Embrase les mémoires sans détours
A la racine de l’arbre à leurre
Les illusions de la grandeur
Le développement comme horizon
Laisse sur la rive la raison
Ismaël sur le bord du déversoir
Regarde passer son histoire
Dans l’eau du fleuve du Congo
S’écrème des siècles au fil de l’eau
J’irais cracher sur vos silences
Vos oriflammes de toutes puissances
L’Afrique pillé par la croissance
Miroir obscur de l’arrogance
jeudi 18 novembre 2010
Le petit chat et le zébu
Ils étaient 5 tout petits chats
Ils voulaient grandir ici bas
Pour prouver qu’ils pouvaient le faire
Ils ont franchit toutes les frontières
En descendant de leur paillotte
Leur nid douillet, cette belle calotte
Par cette après midi de plomb
Couleur d’Afrique pour oraison
En cherchant à devenir un homme
Petit chaton s’est fait un somme
A tâtons à cherché à fuir
A maintenant toute la mort pour dormir
Le petit chat tombé du toit
De cette paillote au Burkina
A chercher à franchir la porte
Sa destinée laissée pour morte
En tombant de sa chappe blonde
Le petit chat croquait le monde
Voulait entrer dans la ronde
Monter sur les plates bandes du monde
Mais être en vie c’est être en lutte
De désespoir en uppercut
De vagues espoirs en contre chute
Il a raté ce soir son but
Abandonné par sa maman
Il a rejoint le firmament
Sous le pied enclume du Zébu
Sa ligne de vie interrompue
Poussière de lui, boule de poil
Douze coup de minuit, s’éteint l’étoile
Un dernier cri à l’étouffé
Petit dernier s’est envolé…
Dedans mon œil un peu de buée
Pour ce matou si peu armé
Pour affronter cette vie mensonge
Je lui adresse ce dernier songe...
samedi 13 novembre 2010
Mon autre
Des mirettes je dardais tous les recoins hagards
Dans le cri du silence je miroitais tes anges
Dans le creux des jactances où se crash l’ignorance
Dans la foire des offenses où se dilue le monde
Ce soir je fuis l’errance, de la foule des ombres
Dans l’éclat des lubies qui traverse la mappemonde
Offertes à la folie les âmes sont pudibondes
A court de poésie, j’attends tes signes de vie
N’est tu qu’une hérésie aux dortoirs des maudits
Sous la flamme des clameurs où se brulent les pays
L’incendie des grands jours calcine les rêveries
En promeneur solitaire, je file dans les ornières
Loin de la poudrière qui enfume nos artères
Toi petit vers luisant que la nuit réverbère
Anti chambre des passions je suis ton éphémère
Toi l’ami, toi l’amour je te cherche beau miroir
Toi mon alter égo dans cette vie à tiroir
Si tu n’existe pas, je ne peux que surseoir
En attendant de tomber dans tes bras toi l’espoir...
vendredi 29 octobre 2010
L'homme qui aimait la vie
Il est là il et s’avance pas à pas sans un bruit
Sa petite vie serpente dans l’amer de leurs nuits
Cet enfer c’est les autres pourfendeurs du vivant
Edificateurs de comètes au mortel scintillement
Il est là caracole dans le devers des parcours
Les dévots du bling bling laissés à leur discours
Dans la cours du monarque absolu de la connerie
Il se planque à l’abri de ce flot d’ahuri
Agile comme un rêve qui serpente dans l’amer
Il calcine ses peurs à l’éclat des souvenirs
Colmatant les souffrances qui érodent ses artères
Flamme de fulgurance dans ce monde de plaisirs
Son passé est un sceptre qui le guide dans le monde
Il voit de sa fenêtre les fétides vagabondes
Des promesses de l’oublie, sans la mort on s’ennuie…
Consommant consumant arrimé au produit
Sur l’écume des jours y planter sa banderole
Inscrite au sang d’humain qui en a sur les mains
Et de ses trippes noires-sanglante arroser l’auréole
Factice irradiation de ses contemporains
P’tit Bonhomme s’éveille lorsque cesse l’envie
De dormir dans le lit de ce fleuve songe des nuits
Il revient à cette vie qui lui à vite prit son père
Quand une tempête de nuit l’a coulé la galère
Le soleil de la mort le regarde fixement
De derrière ses rayons y voir le firmament
Et cueillir en son seing le bel instant présent
Pas besoin d’ornements, pas de saint sacrement
Il est là, il est lui sur le haut de ses nuits
Grimpe sur ses ecchymoses pour y aimer la vie
Prendre le temps de la voir, la terre de nos oublis
LA plus belle des richesses est bien celle de l’esprit
jeudi 14 octobre 2010
les oiseaux se cachent pour mourir
J’harangue les lucioles du passé
En trébuchant sur l’oraison
J’ai peine perdu pour l’horizon
Respire le désert qui s’annonce
Sous tes dévers coup de semonce
Ce soir je passe les larmes, gauche
Et cette tristesse n’est qu’une ébauche
Affleure des peaux prononce tes mots
Marteau-pilon comme un sanglot
L’écho de froid burine, la mort en toi s’enfile
Déverse et tambourine et reste l’émoi du spleen
Tu as versé au creux des rimes
Des profondeurs vertigineuses
Sous ta candeur crépusculaire
Des cicatrices multipolaires
Profil public silhouette de l’ombre
Lunettes obscures cachent le sombre
De ta tripale envie de pondre
De mots d’ici en odyssées
Voyage céleste dans tes contrés
Textuelles reflets dans ton congé
JE m’arcqueboute, un viscère râle
A la tristesse de l’encéphale
Tes mots falaises à travers ciel
L’amer soudain brusque et vivant
Dans tes ferveurs y voir les fiels
En révérences pour touts ces maux
Éclipse saillante dans la nuit
Ouvrage tremblant dans tes mains lui
Soleil couchant, plus d’horizon
Réveil perdant, plus de raison
De mélopée en cellophane
Le monde s’écrit « tout feu tout fane »
Ta révérence comme un soupir
Les oiseaux se cachent pour mourir
mardi 21 septembre 2010
Je n'éclaire que moi
Je continue au fil du temps
A contrecarrer les bannières
A trop vouloir croire mes lumières
Je me triture le palpitant
Derrière leur mur que des chimères
Des sphères de béton désarmant
Coulé au ciment sanguinaire
Hara-kiri de l’ère du temps
Catapulté sur cette terre, je défis les déserts du temps
Les créateurs de délétère, nous greffes des ombres en paravent
Moi mes vents d’idées sont contraires sous les décombres des sentiments
Moi mes vents d’idées sont contraires dans la pénombre je tue l’instant
Je n’éclaire que moi
Je n’éclaire que moi
Dans les pénombres comme en lumière
Je n’éclaire que moi…
J’avance aveugle aux aguicheuses
D’Amor sans vie sont faites ces gueuses
Loin des glaviots artificiels
J’acquiesce aux vents des ritournelles
Rasant les murs de désamours
Pas vu pas pris sur le parcours
Je tisse des arcs à travers ciel
A l’hombre des âmes individuelles
Dans l’arrière cours des fourmilières, se dresse les feux follets du présent
Ces géants hommes ces incendiaires, nous anesthésient l’air du temps
Moi mes vents d’idées sont contraires, je crache aux visages méprisants
De cette logique démissionnaire, ou chacun fuit ses sentiments
Je n’éclaire que moi
Je n’éclaire que moi
Dans les pénombres comme en lumière
Je n’éclaire que moi…
Je n’éclaire que moi…
mercredi 18 août 2010
L'homme et la cime
Le temps de fuir est arrivé
De péter tout les monuments
De vide que l’on s’est forgé
La contre allée des courtisans
Sur la Chappe de plomb parisienne
Crois tu qu’elle est belle la scène
Sur laquelle l’homme se produit
Produit parmi d’autres produits
L’enfer du vide décapsulé
Comme une bourrasque étouffée
Sournois est le mal propagé
D’homme en robot s’est condamné
Mais dis moi si déjà
Si l’envie s’enfui ici bas
Sortir indemne des artifices
Des vanités en catharsis
Loin du théâtre des orgueils
De l’autre côté du miroir,
Petite fleur du terroir
Harangue ses rêves sans écueil
Du haut de ses vertes contrées
Elle fore le vide pour y trouver
A travers le masque de beauté
Quelques soupçons d’humanité
Au confluent des arrogances
Construit sont monde sans offense
A cette terre d’abondance
Pillé par l’homme de faïence
Mais dis moi si déjà
Si l’envie s’enfui d’ici bas
Sous la torpeur des pousses au crime
L’homme de demain crédite sa frime
Au confluent des destinées
Comètes d’argile s’est fracassé
A échafauder des mirages
Il s’est perdu dans l’emballage
Le petit homme cherchait la cime
Il s’est creusé lui-même l’abime
Le petit homme cherchait la cime
Il s’est creusé lui-même l’abime
dimanche 27 juin 2010
Petite feuille de papier
Evasive et fragile quand se pointe le destin
Et c’est la rage au cœur qu’elle prolonge la nuit
Petite fleur d’ecchymose dans la nuit de Paris
Elle s’engage dans les causes, l’humanisme en fanion
Exprime et milite, traverse ses aspirations
S’échappe à l’envie de la meute des hommes gris
S’estompe à l’infini pour flinguer la mélancolie
Petite fleur de la vie sans papier, sans patrie
Isolé, seule en fuite dans l’égout de l’Etat
Banalisation gracieuse des chasseurs de l’écrit
Salma plie fragile mais se bat pour ses droits
Une petite feuille s’est envolée
Dans les coulisses de l’Elysée
De la plume sulfaté d’un type assermenté
Petit dieu pour une vie des adieux organisés
Petite frappe qui s’ennuie dans les cieux étatisé
Mais Salma ne pleure pas mais Salma ne pleure pas
Elle se hisse au débat comme un christ sur sa croix
Authentique poussière d’or sur notre sol de plomb
Chevrotine côté cœur elle combat l’appréhension
Elle surgit de nulle part, petite fleur du bitume
Multiplie les utopies, comme un rempart à la brume
Légère dans la pesanteur, se déplume côté cœur
Salma détruit les couleuvres, Salma multiplie les candeurs
La plume en libération, énergisante sont ses blessures
A la racine, des sangs qui s’écoulent dans ses veinules
Elle brandit son cœur avec l’intime conviction
Que l’humanisme est la seule bonne direction
Une petite feuille s’est envolée
Dans les coulisses de l’Elysée
De la plume sulfaté d’un type assermenté
Petit dieu pour une vie des adieux organisés
Petite frappe qui s’ennuie dans les cieux étatisé
Mais Salma ne pleure pas mais Salma ne pleure pas
Elle se hisse au débat comme un christ sur sa croix
Authentique poussière d’or sur notre sol de plomb
Chevrotine côté cœur elle combat l’appréhension
A cette petite humaine dans les couloirs des destinées
Dont le champ des possible dépend d’où elle est née
La chronique est courante dans ce bal des désespérés
Pour qui l’étranger est une fiente à leurs yeux désabusés
Et Salma s’en alla, et Salma s’en alla…
samedi 12 juin 2010
Le rebord du monde
Se flingue le reste d’humanité
Histoire d’espoir défiguré
Malo s’enclave loin des facondes
Sur les coursives de l’existence
Fine est la ligne des exigences
Face au goulet d’étrangement
Malo s’esquive du firmament
La culture s’inscrit au néant
LA thune t’érige un paravent
A trop vouloir sauver ta peau
Dans l’engrenage aspire tes maux
Le futur inspire le présent
Le futur inspire le présent
Sur sa corniche l’homme tranquille cours
Anthropophage dans ses discours
Le futur inspire le présent
Le futur inspire le présent
Mouton avide de grandeur
Eventre ses frères sans langueur
Aux toits du monde tu bronzes facile
Oui toi le roi de pacotille
Hostile aux miroirs du malaise
Tes vanités sont tes prothèses
LE sens cynique que tu poursuis
Sur les cadavres prends tes appuis
Et tu ne te vois jamais vraiment
C’est plus facile inconsciemment
La culture s’inscrit au néant
LA thune t’érige un paravent
A trop vouloir sauver ta peau
Dans l’engrenage aspire tes maux
Malo s’emmêle les espoirs
Malo s’emmerde de désespoir
Sourds aux sirènes aguicheuses
Qui de ce monde sont les faucheuses
Malo loin dans ses champs de blé
S’érige des jours a contre pied
Dans les bosquets, dans les traverses
De sa gouverne il en est l’erse
LE futur inspire le présent
Le futur inspire le présent
A quoi bon péter les miroirs
A quoi bon rêver ces victoires
Le futur inspire le présent
Le futur inspire le présent
On s’laisse glisser dans l’même couloir
Aveuglé sous la fumée d’espoir
Assis sur ce chêne millénaire
Malo se risque à l’évasion
jeudi 10 juin 2010
De corbeau en phoenix
Sous les plaines de pluie peut venir le soleil
Pour faire fleurir des liesses où a sonné le glas
Et penser de caresse les fantômes du sommeil
En plongeant des rivières volcaniques de tes doigts
En noyant mes désirs dans le creux des émois
Larmoyant de plaisir quand l’alvéole est vidangée
Comme un abcès qui crève dans l’aurore érigée
Arraché comme un roi par l’attelage de tes yeux
Cerbères de mes émois j’ai lâché du leste un peu…
J’y ai vu des cigognes s’envoler vers l’avenir
De nos destins soyeux aux lisières des souvenirs
Dans ces vides mes sens volent dans tes vents entonnoir
Aveuglant ton regard, par la fumée des espoirs
Dans le creux de tes feux, abîme ou je m’enivre
Sous le feu de tes yeux, sur que je ne vois plus la rive…
Sur ta bannières immaculé vole l’oiseau des songes
Mensonge irraisonné, peu importe je replonge
Et du pont de nos rives où tu plantes tes griffes
Il jaillit le sang noire des passés abrasifs
Dans les sépultures des finis, dans les jardins de précipice
Je trinque au revers des déboires, laissant la serpe aux vanités
Arpente les embruns de l’amer pour surfer vers tes édifices
Où j’affleure ton calice, d’où s’écarquille l’humanité
dimanche 25 avril 2010
Vieil Occident
Sous la froideur du rectiligne
De tout chercher la quintessence
Obscurité où tu t’inclines
En communion, globale idée
Putain il grêle sur la pensée
Bouffé par l’hydre qu’on a créé
Rêche est la scène et tu perds pieds
On se transperce haïra qui rie
Comme une herse sur l’éboulis
Plus un sourire, seul le mépris
Trip sur le vide au vif tu plis
Que proposes-tu ? Tu chines, T’inclines !
Les dragons flambent, tu courbes l’échine
Vieil occident l’alternative ?
Sourd aux sirènes caritatives
Dedans les illusions ventrues
Les trips à l’air à cœur perdu
Il se disloque cet inconnu
Aux cordes sensibles si distendu
Face aux charmeuses fées libérales
Dans l’unisson des flammes rivales
Son palpitant n’est plus qu’un râle
Dans l’ombre fuit sa chair tripal
Et on se dandine au Versace style
Changeants délices au fil des modes
Rien qu’un lambris sur l’inutile
On y était presque, mais c’est fini
Et tout s’érode, c’est la chienlit
Que proposes-tu ? Tu chines, T’inclines !
Les dragons flambent, tu courbes l’échine
Vieil occident l’alternative ?
Sourd aux sirènes caritatives
samedi 3 avril 2010
Le confident du soir
De sa terre d’origine l’homme à fait un cimetière
Sans penser qu’était là un témoin silencieux
De ce monde millénaire qui s’est crevé les yeux
Sous l’hombre de la lame il n’est plus qu’épluchure
D’ l’imaginaire des hommes, vanités sous l’encolure
Quand le tranchant du stylo fait saigner les prunelles
Tachons au mieux de faire que l’exaction soit belle
Et c’est en dégainant ce crayon sous la nuit charbonnière
En escadrille les mots ont les crocs de lumières
Raviver la mémoire de sa cime à crinière
Froid d’automne sur la brise de deux milles millénaires
Au jour où il fut une graine, dans le limon de cette terre
Alter égo de ses peines, un p’tit homme en fit un frère
A plein phare, le soleil murmura ses rayons
De cet éclat des possibles, l’arbre poussa dans ce layon
Petit homme, fier comme un couguar y tatoua son prénom
Quand un jour terre promise devint terre compromise
De ce trafic pas chic pour ce chouette confident
Des caprices et malices de notre petit enfant
On vend l’homme on vend l’âme mais aussi notre assise
Terre des arbres en bouquet, pèsent pas lourd dans la mise
La flèche s’est retournée contre l’arbre à lettre
Cupide don des hommes, flamme d’indifférence
Accroché petit homme suspendu à son hêtre
Pluie des yeux de l’enfant sur cette souche-potence
Sur l’enfer c’est les nôtres sur l’enfer c’est les nôtres
Grave l’enfant stoïque dans l’armure du vivant
Qui restera en lui comme son seul confident
Qui restera en lui comme son seul confident
Le passager indifférent
Dans les rues, dans les villes, ils s’arc-boutent au fil
De la vie qui bouillonne, des envies qui s’envolent
Comme un chat dans la nuit, dans les champs assoupis
Qui dévore la souris lorsque s’endort le bruit
Sous la cohorte d’hombres qui enveloppe la ville
Ils s’endorment sans candeur à la lueur du clinquant
Les dormeurs de la vie qui vont claquer les portes
Qui s’entrouvrent à tes pattes toi le rêveur ardent
Au jeu du chat tu souries à leurs vices roussis
Même s’ils flinguent la nymphe, plus de bon de sortie…
Quand se pointe la raison, ne reste que le lambris
Et te brule le thorax quand tu respires l’air gris
Toi tu brise les glaces, éparpilles les images
Ecarquille les nuages et leurs mauvais présages
Au solstice solaire ils se dorent la chair
Aveuglant leurs salaires, pour ces consciences légères
Haut les cœurs en faïence des rêveurs à défendre
Quand l’humain et le chien réunis dans la cendre
Chuchoteurs anonyme, tu observes en sourdines
Que dans le devers des rimes la marge est infime
Chacun suis son étoile ; chacun suis son destin
Cheminant nos chemins sur la terre simples pantins
Rappelant en substance à l’homme qu’il n’est qu’une pierre
Dans ce monde, passager, égoïste sans frontières
mercredi 10 février 2010
Fraternité
Le p’tit Erwan sur la falaise voit l’océan
Séant les hommes qui laissent la mer se révolter
Face au désert d’intellection du tout venant
L’humaine idée de voir la crasse dedans la mer s’installer
De l’aut’ côté de la grande planète Yamu regarde
Le sanctuaire des glaces qui graduellement s’est étiolé
De sous ses pieds il sent la puissance de la terre
Qui tremble et tonne sous nos voluptés carnassières
Dans un port, une petite sirène métamorphose les ecchymoses
Du voyageur de cœurs en cœur alimenté
Qui prend ses clics et claque la porte à la rose
Car dans cette ville se sent très vite un étranger
Quand la mélopée d’ la nourricière s’affaiblit
La souricière referme ses crocs et on sourit
Au clair de lune de cristal rien n’est gratuit
Car sous la brume, on est enclumes dans l’eau des vies
Tout un chacun dans son destin préfère l’or
Des confettis sur l’âpre vide de nos idées
Sans questionner nos hémisphères ensommeillés
Sans parachute ont crapahute dans les décors
Dans son écrin, la vanité du monde les a soldés
Dans leurs desseins le sol mouvant des rêves à ravaler
Tout feu tout flamme, tout faux tout fanes, l’homme s’abêtit
A l’eau les larmes, à l’ œil consomme, les rêveries
Y a pas de raison, même dans le derrière des décors
Y a pas de raison, l’humanité la cherche encore
Tout est ici rien n’est là-bas, et leur soleil n’est pas le tien
Tu es des nôtres, même dans l’obscure clarté
Au jour le jour, le sol mouvant de cet océan d’insensé
L’ascension des hommes pour qui le doute s’est éclipsé
Loin du sentier voguent ces hommes, respirent les pores
Nos authentiques que même mort ils luisent encore
Guadalupe est né ici au bord du Panama
N’a pas demandé au monde de naître ici-bas
Elle sourit dans l’indigence de la favela
Et dans ses yeux rêve d’un monde estampillé : fraternité
Vos silences
Tout est si clair en apparence même si ton ciel est bien trop lourd
Tu désespères quand tout se perd à la lisière de tes jours
Comment faire dedans tes songes pour que tu voies les alentours
Comment taire les apparences sous lesquelles tu te rends sourd
Frondant les territoires occupés de la pensée unique
Et déterrant les lâches de guerres, désobéissants civiques
De ces pulsions animales, en faire des poussières d’étoiles
Retourne l’arme, retourne l’arme, en guerre comme sont les cannibales
Si elles sont là les pûtes en fleurs, A l’affut de tes moindres erreurs
A l’interstice où tu t’oublieOn trouvé le sens de leur vie
De vice et râle en voie de fait, l’homme de demain s’est contrefait Mais sans vouloir plomber l’ambiance, toute ma fortune dans vos silences
Je suis là…ouvrier… aux mains sales, tu m’as donné
Des couleuvres à bouffer et l’esprit de l’affamé
Sur les bords con damné mais dedans le cœur y est
Avec tes morts tous zélés sur l’autel des financiers
Destins croisés sur les chemins, même si tu flippes pour demain
Repars en route sous les sirènes, l’avenir en friche de nos desseins
Sous la tache de tes lumières, j’ai rassemblé toutes mes pensées
A l’assemblage de nos savoirs, s’opposent leurs crades Alysée
Vin et spiritueux, soirée arrosée, plein d’amis partout, qu’elle est belle l’idée
De vivre en rêvant, l’égo en avant, et le rêve troublant de dépasser le temps
Vers l’au-delà, par petit mouvement, déambulent les hommes sans saint-sacrement
Le vide est soudain quand le berceau se fêle, quand l’eau de la fontaine tue la jouvencelle
Je suis là…ouvrier… aux mains sales, tu m’as donné
Des couleuvres à bouffer et l’esprit de l’affamé
Au carcan tes libertés sous l’infinie démesure
Chair à vif en étendard je reste debout sous la blessure
De vice et râle en voie de fait l’homme de demain s’est contrefait
Mais sans
De vice et râle en voie de faitL’homme de demain s’est contrefait
Mais sans vouloir plomber l’ambiance, Toute ma fortune dans vos silences
mardi 26 janvier 2010
LE TEMOIN SILENCIEUX
Bonhomme de chemin dans les ténèbres sans rebond
Il regarde les hommes qui continuent sans lui
A vivre dans un monde sans un regard pour lui
Aux passants convertis à l’immuable profusion
Qui sous leur regard se demandent où est la haine du mecton
De son sourire fragile Il riposte transi
Par son émerveillement, des patchworks de la vie
Petite étoile d’la nuit, il arpente la rue
Sans but mais sans rancune, dans le vide détenu
Il regarde posé l’avenir des autres hommes
Qui si vite s’est tracé en oubliant sa pomme
Assis sur le muret à côté de l’église
Avec pour seul trésor sa petite valise
Il regarde les gens qui échangent et devisent
Sous couvert d’être humain, les âmes sont bêtises
Il s’efforce de prier, ceux qui l’ont oublié
Dans leur dieu, ils apaisent leur insensibilité
Il sourit naïvement aux chalands du clocher
Qui le prennent pour un cloche, pas b’soin d’deviser
Prisonnier indolent dans leur Cosmos autiste
Philanthrope indulgent sous la houlette des bourses
Et les couilles face aux vents de l’hiver, ils déboursent
Face aux clochards célestes sous la lune destructrice
Mais de ce froid polaire dans le cœur des promeneurs
La violence est plus rêche que cet hiver de la peur
La pente est plus raide quand on est isolé
De la lumière de ceux qui ont les yeux crevés
vendredi 22 janvier 2010
Dans l'ombre (de l'occident)
Comme dans le désert des tartares
L’homme joue aux billes jusque très tard
En réussissant sa vie à perdre celle des autres
De réussite en ascension, il regarde le temps s’barrer
Putain quelle fuite c’est l’abandon des chimères
Classé sans suite, c’est la revanche des vipères
Un homme se tient là, dans le noir de nos pas
Et sur ses yeux les larmes roulent
Tu vois là ici sous tes pas LA vie qui vibre dans l’en deçà
Arrête un peu là tes émois Pense un peu à demain tu vois
Regarde un peu sur cette larme Tu surfes en douce sur mon courage
Ecoute un peu, sonne l’alarme D’un avenir qui n’a plus d’âge…
As-tu la force de continuer ?
As-tu la force d’arrêter ?
As-tu la flemme de contempler ?
Tout ce que ton monde semble esquisser…
Salut c’est moi sous vos chaumières
Comme j’y ai vu un peu de lumière
Je suis rentré pour voir vos vies
Immenses ou sombres je les envie
Dans ces petits recoins de villes
Où même les murs sont estampilles
De blessures en tourments perdus
Aux détours des âmes éperdues …
Dans mon pays le désert grignote Nature endémique que tu ligotes
De barré sille en bas de gamme A ton hégémonie je suis profane
Dans mon pays des hommes torturent Quand les tiens font tomber des murs
De Berlin, j’ai perdu le chemin S’effile mon rêve d’amer ricains
As-tu la force de continuer ? As-tu la force d’arrêter ?
As-tu la flemme de contempler ? Tout ce que ton monde semble esquisser…
Vos cours montent quand les miens sont secs
Vos désirs sont désordres en missives dans ma cornée
Vos plaisirs sont des cordes à nos cous sans cesse serrés
Aux destins je m’accorde, mais mes sourires sont clairsemés
Mais vous êtes tout ce qu’il me reste
Vous êtes la lueur de ma terre désolée
Vous êtes ma lueur sous l’astre névrosé
Vous êtes ma lueur
Vous êtes ma lueur
Et ma Perte…
vendredi 25 décembre 2009
Effet à rebrousse poil
Tout se montre sur la toile… sale…
L’éthique… tac tu te tais
Debout…Sous les ailes protectrices
Immonde est la matrice
Tes hémisphères affleurent
Recherche la splendeur, leurre…
Navigue, à vue dans l’échangeur
Couloirs obliques tous créditeurs…
Fourmillent les victimes
Sous l’autel du sublime
Je cherche mes nuits sous tes épées dans l’eau
On se laisse tous couler à l'envie sur tes bateaux
Corrompu tu t’éprends des aspérités de la girouette
Des océans de rêves ne reste que la gâchette
D’un monde où la candeur
A quitté le navire…
Du mercantile vengeur
Ne reste que la satire…
Mécène, plutôt tendance raclure
Empeste sous l’encolure
Tes coups sous la ceinture
Tempête sur la droiture
De tes lignes tordues
Comme les raisons perdues
L’oraison est venue
Tes vices versa ventrus
Ecoute sa voix…
Ecoute sa voix…
Ecoute sa voix…
Ecoute sa voix…
Ecoute sa voix…
Et coûte que coûte écoute là…
Ecoute sa voix
Ecoute sa voix
Elle t’étouffera…
vendredi 13 novembre 2009
On défoncera tout les récifs

Au bout du fil de nos chemins
L’envie s’effile sans lendemain
Je laisse à quai l’amour défunt
Sur le remblai je perds tes mains
Allo c’est moi, et je suis las
Tu es bien là et moi si bas
Quand à demain, je ne sais pas
Sans demain mon toi s’abat
Pour chatouiller encore mes nerfs
Ne cherche plus, c’est juste te taire
Ils sont bien loin mes hémisphères
Entre nos bouches juste de la terre
Derrière les haines en file indienne
Se cachent les fêlures de la peine
Qui dans les dorures de l’arène
Frémissent sous les coups d’une reine
La chair à vif, ces gladiateurs
Coupent les fils de la rancœur
Ils marchent souriant sur la colline
Soudain voilà dans les ornières une rage de franchir les frontières
Dans les dévers de mes pensées, humides, sourdes, constellées
Des temps qui passent sur les journées, je ne suis peut être qu’a la croisée
Le temps se casse mais j’ai jeté l'auparavant pour la lueur… des destinées
Si le désespoir est constructif
On défoncera tous les récifs…
On défoncera tous les récifs…
Je cherche un toit où me loger
Sans toi sans moi juste un été
De rire, de larme, plus de fumée
Sans feu sans flamme, c’est consumé
Putain je dors, comme un damné
Loin de tes yeux, de ma pitié
Au loin du bleu de tes souffrances
Je ne veux juste que mes errances
Au coin des feux de la cité
Recoins tortueux loin du charnier
Tout est fini, dans nos ossuaires…
Tout est fini, et cela sans guerre
Si le désespoir est constructif
On défoncera tous les récifs…
On défoncera tous les récifs…
On défoncera tous les récifs…
On défoncera tous les récifs…
mercredi 28 octobre 2009
A m’immoler sous tes reflets
Comptant tes fées tout compte fait…
Là tu me doubles puis je te quitte
Ici s’est battie l’expérience des limites
L’allure céleste, le corps est là et le cœur saoul
En cavale dans le vent, à bout de souffle
On se branle de tout quand tout s’écorne
Sous la cloche des jours tu es difforme
Un nœud dans tes dorures, la fleur te fusille
Un doute aux entournures, le présent parasite
Tu cours après tes ombres, fragile et libérée
A perdre haleine tu fonces vers le mur artifice
La fleur du risque se fane sous les fêlures
S’alimentent tes batailles au sein des écorchures
Tu luttes à l’intestine, la douleur dans l’étreinte
Céleste dans tes airs , chamanique puis eteinte
Céleste dans tes airs , chamanique puis eteinte
Regard gentiment posé sur les miroirs espions
De ton nombril du monde qui damne tous les pions
Des échecs qui inondent comme des sommes de hasard
Des espoirs en façade sous le sommeil trop sombre
Voyage au cœur de tes appétences, tu y perds en décence
Tes vagues à l’âme ne sont que l’écume de mes silences. De mes silences…
Sur notre fausse étoile paumée, plus aucune sensation
Fulmine dans interstice et c’est l’extrême-onction
Second chapitre s’ouvre une fissure…une lueur dans le sérac,
S’estompe ton ombre sur mon tableau, et je file … en vrac
Et je tue… je te tue sous le clair-obscur
Des rues de paris qui s’éclairent au futur
La porte s'entrouvre sur l'existence
Dans tout ce bruit tu fais silence. Silence… !
jeudi 25 juin 2009
De tes rêves calices loin de tes inquiétudes
De tes maux aux aguets comme des prémonitions
Des cicatrices ardentes de ton cœur trublion
Comme un champ de bourgeons qui ont peur de mûrir
Tu te brûles au soleil de tes brûlants désirs
Tu t’esquintes et te risques aux volutes enfumées
De tes pétards mouillés, de tes miroirs brisés
Si l’échappée est belle lorsque tu fuis la foudre
Caressant les prémisses de cette trainée de poudre
Miroitant les esquisses d’un futur aspiré
Vieux de quelques années à l’apparence figée
J’y ai vu les vertiges de tes rêves ordonnés
Et suis venu remuer la question surannée :
A moins qu’il n’y ait brèche dans la cuirasse ?…
A moins qu’il n’y ait brèche dans la cuirasse ?…
Isolé seul en fuite dans ton donjon paumé
3 petits mots ensuite s’écorchent les cavaliers
Cavalier seul et puis s’allongent les précipices
Broyé par tes pensées un long vide s’immisce
De mes tripes s’étendant comme tes jupes en corolle
Tu as laissé dans mes criques des croque-mort en sous sol
Aux faiblesses au grand jour, la lumière s’obscurcit
Comme un tapis de pleurs au milieu de la nuit
Ce soir je verse une larme en guise de paraphe
Je glisse en douce mes tripes en forme d’épitaphe
je tremble devant Morphée et je reste éveillé
Ce soir plus rien ne brille là où les cœurs s’endorment
J’y ai vu les vertiges de tes rêves ordonnés
Et suis venu remuer la question surannée
A moins qu’il n’y ait brèche dans la cuirasse ?…
A moins qu’il n’y ait brèche dans la cuirasse ?…
L’autre jour, j’ai regardé flotter les ombres
Qui s’échinaient à nous plonger dans les décombres
Fantaisies révolues de tes souvenirs passés
Comme l’oraison fout le nœud aux trépassés
A moins qu'il n'y ait brèche dans la cuirasse ?
A moins qu'il n'y ait brèche dans la cuirasse?
jeudi 11 juin 2009
Je crache aux abysses le fond de mes pensées
De vertige en chagrin la frontière est scindée
J’ai tout vu, tes trésors et tes peurs en sourdine
Aphone et à fleur de ta peau, je tâtonne là…
Comme un tailleur de pierre qui construit pas à pas
Je me noie dans tes yeux précipice verdoyant
Et j’oublie fébrilement mes discours éloquents
Ta tristesse émouvante me confond dans l’émoi
Et moi qui te comprends dans tes jolis tourments
Tisse ta toile sur mes rêves d’étoiles en firmament
Suspendu à tes maux qui résonnent dans ce froid
A la fois, tour à tour, malfaiteur et candide
J’avance composite dans nos ombres d’échines
Soucieux mais vaillant dans tes contrées ballerines
Dans tes songes, dans tes cieux verts et humides
Vers le mieux, je m’avance l’horizon est infime
Modéré dans mes mots sous le joug de tes yeux
Comme un pantin de bois perdu face à l’enjeu
De tes peurs alcalines, toi la petite mutine
vendredi 17 avril 2009
Petit bonhomme aux corps d’argile
Découvre le monde et tu jubiles
Quand tes aïeux bradent et gaspillent
Et trépassent sous les fourches caudines
Tes rires d’enfant inondent les soirs
Mais tes pères préfèrent surseoir
Cette ville élevée défiant le ciel
Est le théâtre des potentiels
Le gigantisme comme un sanglot
Une pluie de graines contaminées
Rideaux de cendres matelassées
Torrent de crasse au caniveau
Ta candeur presque accommodée
A cette nature dénaturée…
Dans la clameur décapitée
Du chant des faunes arrachées
Ton enfant joue quand au détour
Des tours célestes, il parcourt
Cette ruelle où un oiseau file
Comme un sourire sur un abîme
Tel un aveu ostentatoire
Ce petit être regarde l’espoir
Quand cette nature ligaturée
Lui envoie ce signal azuré
Dans l’éphémère et dans le gris
Les chérubins rallument l’esprit
Des hommes vidés de toute substance
La beauté fraîche de l’innocence
Contemple l’immonde d’un œil tendre
L’instinct du cœur comme connaissance
Le bonheur est un rêve d’enfant

