jeudi 18 novembre 2010

Le petit chat et le zébu


Ils étaient 5 tout petits chats
Ils voulaient grandir ici bas
Pour prouver qu’ils pouvaient le faire
Ils ont franchit toutes les frontières

En descendant de leur paillotte
Leur nid douillet, cette belle calotte
Par cette après midi de plomb
Couleur d’Afrique pour oraison

En cherchant à devenir un homme
Petit chaton s’est fait un somme
A tâtons à cherché à fuir
A maintenant toute la mort pour dormir

Le petit chat tombé du toit
De cette paillote au Burkina
A chercher à franchir la porte
Sa destinée laissée pour morte

En tombant de sa chappe blonde
Le petit chat croquait le monde
Voulait entrer dans la ronde
Monter sur les plates bandes du monde

Mais être en vie c’est être en lutte
De désespoir en uppercut
De vagues espoirs en contre chute
Il a raté ce soir son but

Abandonné par sa maman
Il a rejoint le firmament
Sous le pied enclume du Zébu
Sa ligne de vie interrompue

Poussière de lui, boule de poil
Douze coup de minuit, s’éteint l’étoile
Un dernier cri à l’étouffé
Petit dernier s’est envolé…

Dedans mon œil un peu de buée
Pour ce matou si peu armé
Pour affronter cette vie mensonge
Je lui adresse ce dernier songe...

samedi 13 novembre 2010

Mon autre



Ce soir je t’attendais comme on fait dans les gares
Des mirettes je dardais tous les recoins hagards
Dans le cri du silence je miroitais tes anges
Dans le creux des jactances où se crash l’ignorance

Dans la foire des offenses où se dilue le monde
Ce soir je fuis l’errance, de la foule des ombres
Dans l’éclat des lubies qui traverse la mappemonde
Offertes à la folie les âmes sont pudibondes

A court de poésie, j’attends tes signes de vie
N’est tu qu’une hérésie aux dortoirs des maudits
Sous la flamme des clameurs où se brulent les pays
L’incendie des grands jours calcine les rêveries

En promeneur solitaire, je file dans les ornières
Loin de la poudrière qui enfume nos artères
Toi petit vers luisant que la nuit réverbère
Anti chambre des passions je suis ton éphémère

Toi l’ami, toi l’amour je te cherche beau miroir
Toi mon alter égo dans cette vie à tiroir
Si tu n’existe pas, je ne peux que surseoir
En attendant de tomber dans tes bras toi l’espoir...

vendredi 29 octobre 2010

L'homme qui aimait la vie



Il est là il et s’avance pas à pas sans un bruit
Sa petite vie serpente dans l’amer de leurs nuits
Cet enfer c’est les autres pourfendeurs du vivant
Edificateurs de comètes au mortel scintillement

Il est là caracole dans le devers des parcours
Les dévots du bling bling laissés à leur discours
Dans la cours du monarque absolu de la connerie
Il se planque à l’abri de ce flot d’ahuri

Agile comme un rêve qui serpente dans l’amer
Il calcine ses peurs à l’éclat des souvenirs
Colmatant les souffrances qui érodent ses artères
Flamme de fulgurance dans ce monde de plaisirs

Son passé est un sceptre qui le guide dans le monde
Il voit de sa fenêtre les fétides vagabondes
Des promesses de l’oublie, sans la mort on s’ennuie…
Consommant consumant arrimé au produit

Sur l’écume des jours y planter sa banderole
Inscrite au sang d’humain qui en a sur les mains
Et de ses trippes noires-sanglante arroser l’auréole
Factice irradiation de ses contemporains

P’tit Bonhomme s’éveille lorsque cesse l’envie
De dormir dans le lit de ce fleuve songe des nuits
Il revient à cette vie qui lui à vite prit son père
Quand une tempête de nuit l’a coulé la galère

Le soleil de la mort le regarde fixement
De derrière ses rayons y voir le firmament
Et cueillir en son seing le bel instant présent
Pas besoin d’ornements, pas de saint sacrement

Il est là, il est lui sur le haut de ses nuits
Grimpe sur ses ecchymoses pour y aimer la vie
Prendre le temps de la voir, la terre de nos oublis
LA plus belle des richesses est bien celle de l’esprit

jeudi 14 octobre 2010

les oiseaux se cachent pour mourir



Au fil du soir qui t’a laissé
J’harangue les lucioles du passé
En trébuchant sur l’oraison
J’ai peine perdu pour l’horizon

Respire le désert qui s’annonce
Sous tes dévers coup de semonce
Ce soir je passe les larmes, gauche
Et cette tristesse n’est qu’une ébauche

Affleure des peaux prononce tes mots
Marteau-pilon comme un sanglot
L’écho de froid burine, la mort en toi s’enfile
Déverse et tambourine et reste l’émoi du spleen


Tu as versé au creux des rimes
Des profondeurs vertigineuses
Sous ta candeur crépusculaire
Des cicatrices multipolaires

Profil public silhouette de l’ombre
Lunettes obscures cachent le sombre
De ta tripale envie de pondre
De mots d’ici en odyssées

Voyage céleste dans tes contrés
Textuelles reflets dans ton congé
JE m’arcqueboute, un viscère râle
A la tristesse de l’encéphale

Tes mots falaises à travers ciel
L’amer soudain brusque et vivant
Dans tes ferveurs y voir les fiels
En révérences pour touts ces maux

Éclipse saillante dans la nuit
Ouvrage tremblant dans tes mains lui
Soleil couchant, plus d’horizon
Réveil perdant, plus de raison

De mélopée en cellophane
Le monde s’écrit « tout feu tout fane »
Ta révérence comme un soupir
Les oiseaux se cachent pour mourir

mardi 21 septembre 2010

Je n'éclaire que moi


Je continue au fil du temps
A contrecarrer les bannières
A trop vouloir croire mes lumières
Je me triture le palpitant

Derrière leur mur que des chimères
Des sphères de béton désarmant
Coulé au ciment sanguinaire
Hara-kiri de l’ère du temps



Catapulté sur cette terre, je défis les déserts du temps
Les créateurs de délétère, nous greffes des ombres en paravent
Moi mes vents d’idées sont contraires sous les décombres des sentiments
Moi mes vents d’idées sont contraires dans la pénombre je tue l’instant

Je n’éclaire que moi
Je n’éclaire que moi
Dans les pénombres comme en lumière
Je n’éclaire que moi…


J’avance aveugle aux aguicheuses
D’Amor sans vie sont faites ces gueuses
Loin des glaviots artificiels
J’acquiesce aux vents des ritournelles


Rasant les murs de désamours
Pas vu pas pris sur le parcours
Je tisse des arcs à travers ciel
A l’hombre des âmes individuelles

Dans l’arrière cours des fourmilières, se dresse les feux follets du présent
Ces géants hommes ces incendiaires, nous anesthésient l’air du temps
Moi mes vents d’idées sont contraires, je crache aux visages méprisants
De cette logique démissionnaire, ou chacun fuit ses sentiments

Je n’éclaire que moi
Je n’éclaire que moi
Dans les pénombres comme en lumière
Je n’éclaire que moi…
Je n’éclaire que moi…

mercredi 18 août 2010

L'homme et la cime

















Le temps de fuir est arrivé
De péter tout les monuments
De vide que l’on s’est forgé
La contre allée des courtisans

Sur la Chappe de plomb parisienne
Crois tu qu’elle est belle la scène
Sur laquelle l’homme se produit
Produit parmi d’autres produits


L’enfer du vide décapsulé
Comme une bourrasque étouffée
Sournois est le mal propagé
D’homme en robot s’est condamné

Mais dis moi si déjà
Si l’envie s’enfui ici bas
Sortir indemne des artifices
Des vanités en catharsis


Loin du théâtre des orgueils
De l’autre côté du miroir,
Petite fleur du terroir
Harangue ses rêves sans écueil

Du haut de ses vertes contrées
Elle fore le vide pour y trouver
A travers le masque de beauté
Quelques soupçons d’humanité

Au confluent des arrogances
Construit sont monde sans offense
A cette terre d’abondance
Pillé par l’homme de faïence

Mais dis moi si déjà
Si l’envie s’enfui d’ici bas
Sous la torpeur des pousses au crime
L’homme de demain crédite sa frime

Au confluent des destinées
Comètes d’argile s’est fracassé
A échafauder des mirages
Il s’est perdu dans l’emballage

Le petit homme cherchait la cime
Il s’est creusé lui-même l’abime
Le petit homme cherchait la cime
Il s’est creusé lui-même l’abime

dimanche 27 juin 2010

Petite feuille de papier

Elle poursuit ses hombres le long du chemin
Evasive et fragile quand se pointe le destin
Et c’est la rage au cœur qu’elle prolonge la nuit
Petite fleur d’ecchymose dans la nuit de Paris

Elle s’engage dans les causes, l’humanisme en fanion
Exprime et milite, traverse ses aspirations
S’échappe à l’envie de la meute des hommes gris
S’estompe à l’infini pour flinguer la mélancolie

Petite fleur de la vie sans papier, sans patrie
Isolé, seule en fuite dans l’égout de l’Etat
Banalisation gracieuse des chasseurs de l’écrit
Salma plie fragile mais se bat pour ses droits

Une petite feuille s’est envolée
Dans les coulisses de l’Elysée
De la plume sulfaté d’un type assermenté
Petit dieu pour une vie des adieux organisés
Petite frappe qui s’ennuie dans les cieux étatisé

Mais Salma ne pleure pas mais Salma ne pleure pas
Elle se hisse au débat comme un christ sur sa croix
Authentique poussière d’or sur notre sol de plomb
Chevrotine côté cœur elle combat l’appréhension

Elle surgit de nulle part, petite fleur du bitume
Multiplie les utopies, comme un rempart à la brume
Légère dans la pesanteur, se déplume côté cœur
Salma détruit les couleuvres, Salma multiplie les candeurs

La plume en libération, énergisante sont ses blessures
A la racine, des sangs qui s’écoulent dans ses veinules
Elle brandit son cœur avec l’intime conviction
Que l’humanisme est la seule bonne direction

Une petite feuille s’est envolée
Dans les coulisses de l’Elysée
De la plume sulfaté d’un type assermenté
Petit dieu pour une vie des adieux organisés
Petite frappe qui s’ennuie dans les cieux étatisé

Mais Salma ne pleure pas mais Salma ne pleure pas
Elle se hisse au débat comme un christ sur sa croix
Authentique poussière d’or sur notre sol de plomb
Chevrotine côté cœur elle combat l’appréhension

A cette petite humaine dans les couloirs des destinées
Dont le champ des possible dépend d’où elle est née
La chronique est courante dans ce bal des désespérés
Pour qui l’étranger est une fiente à leurs yeux désabusés

Et Salma s’en alla, et Salma s’en alla…

samedi 12 juin 2010

Le rebord du monde



Assis sur le rebord du monde
Se flingue le reste d’humanité
Histoire d’espoir défiguré
Malo s’enclave loin des facondes

Sur les coursives de l’existence
Fine est la ligne des exigences
Face au goulet d’étrangement
Malo s’esquive du firmament

La culture s’inscrit au néant
LA thune t’érige un paravent
A trop vouloir sauver ta peau
Dans l’engrenage aspire tes maux


Le futur inspire le présent
Le futur inspire le présent
Sur sa corniche l’homme tranquille cours
Anthropophage dans ses discours

Le futur inspire le présent
Le futur inspire le présent
Mouton avide de grandeur
Eventre ses frères sans langueur


Aux toits du monde tu bronzes facile
Oui toi le roi de pacotille
Hostile aux miroirs du malaise
Tes vanités sont tes prothèses


LE sens cynique que tu poursuis
Sur les cadavres prends tes appuis
Et tu ne te vois jamais vraiment
C’est plus facile inconsciemment


La culture s’inscrit au néant
LA thune t’érige un paravent
A trop vouloir sauver ta peau
Dans l’engrenage aspire tes maux


Malo s’emmêle les espoirs
Malo s’emmerde de désespoir
Sourds aux sirènes aguicheuses
Qui de ce monde sont les faucheuses


Malo loin dans ses champs de blé
S’érige des jours a contre pied
Dans les bosquets, dans les traverses
De sa gouverne il en est l’erse

LE futur inspire le présent
Le futur inspire le présent
A quoi bon péter les miroirs
A quoi bon rêver ces victoires

Le futur inspire le présent
Le futur inspire le présent
On s’laisse glisser dans l’même couloir
Aveuglé sous la fumée d’espoir

Assis sur ce chêne millénaire
Malo se risque à l’évasion

jeudi 10 juin 2010

De corbeau en phoenix

De corbeau en phœnix, il n’y a qu’un pas
Sous les plaines de pluie peut venir le soleil
Pour faire fleurir des liesses où a sonné le glas
Et penser de caresse les fantômes du sommeil

En plongeant des rivières volcaniques de tes doigts
En noyant mes désirs dans le creux des émois
Larmoyant de plaisir quand l’alvéole est vidangée
Comme un abcès qui crève dans l’aurore érigée

Arraché comme un roi par l’attelage de tes yeux
Cerbères de mes émois j’ai lâché du leste un peu…
J’y ai vu des cigognes s’envoler vers l’avenir
De nos destins soyeux aux lisières des souvenirs

Dans ces vides mes sens volent dans tes vents entonnoir
Aveuglant ton regard, par la fumée des espoirs
Dans le creux de tes feux, abîme ou je m’enivre
Sous le feu de tes yeux, sur que je ne vois plus la rive…

Sur ta bannières immaculé vole l’oiseau des songes
Mensonge irraisonné, peu importe je replonge
Et du pont de nos rives où tu plantes tes griffes
Il jaillit le sang noire des passés abrasifs

Dans les sépultures des finis, dans les jardins de précipice
Je trinque au revers des déboires, laissant la serpe aux vanités
Arpente les embruns de l’amer pour surfer vers tes édifices
Où j’affleure ton calice, d’où s’écarquille l’humanité

dimanche 25 avril 2010

Vieil Occident

Des trésors noirs sous tes décences
Sous la froideur du rectiligne
De tout chercher la quintessence
Obscurité où tu t’inclines


En communion, globale idée
Putain il grêle sur la pensée
Bouffé par l’hydre qu’on a créé
Rêche est la scène et tu perds pieds

On se transperce haïra qui rie
Comme une herse sur l’éboulis
Plus un sourire, seul le mépris
Trip sur le vide au vif tu plis


Que proposes-tu ? Tu chines, T’inclines !
Les dragons flambent, tu courbes l’échine
Vieil occident l’alternative ?
Sourd aux sirènes caritatives

Dedans les illusions ventrues
Les trips à l’air à cœur perdu
Il se disloque cet inconnu
Aux cordes sensibles si distendu

Face aux charmeuses fées libérales
Dans l’unisson des flammes rivales
Son palpitant n’est plus qu’un râle
Dans l’ombre fuit sa chair tripal

Et on se dandine au Versace style
Changeants délices au fil des modes
Rien qu’un lambris sur l’inutile
On y était presque, mais c’est fini
Et tout s’érode, c’est la chienlit

Que proposes-tu ? Tu chines, T’inclines !
Les dragons flambent, tu courbes l’échine
Vieil occident l’alternative ?
Sourd aux sirènes caritatives

samedi 3 avril 2010

Le confident du soir




Une souche se détache à l’horizon de lumière
De sa terre d’origine l’homme à fait un cimetière
Sans penser qu’était là un témoin silencieux
De ce monde millénaire qui s’est crevé les yeux


Sous l’hombre de la lame il n’est plus qu’épluchure
D’ l’imaginaire des hommes, vanités sous l’encolure
Quand le tranchant du stylo fait saigner les prunelles
Tachons au mieux de faire que l’exaction soit belle

Et c’est en dégainant ce crayon sous la nuit charbonnière
En escadrille les mots ont les crocs de lumières
Raviver la mémoire de sa cime à crinière
Froid d’automne sur la brise de deux milles millénaires


Au jour où il fut une graine, dans le limon de cette terre
Alter égo de ses peines, un p’tit homme en fit un frère
A plein phare, le soleil murmura ses rayons
De cet éclat des possibles, l’arbre poussa dans ce layon
Petit homme, fier comme un couguar y tatoua son prénom


Quand un jour terre promise devint terre compromise
De ce trafic pas chic pour ce chouette confident
Des caprices et malices de notre petit enfant
On vend l’homme on vend l’âme mais aussi notre assise
Terre des arbres en bouquet, pèsent pas lourd dans la mise

La flèche s’est retournée contre l’arbre à lettre
Cupide don des hommes, flamme d’indifférence
Accroché petit homme suspendu à son hêtre
Pluie des yeux de l’enfant sur cette souche-potence

Sur l’enfer c’est les nôtres sur l’enfer c’est les nôtres
Grave l’enfant stoïque dans l’armure du vivant
Qui restera en lui comme son seul confident
Qui restera en lui comme son seul confident

Le passager indifférent



Dans les rues, dans les villes, ils s’arc-boutent au fil
De la vie qui bouillonne, des envies qui s’envolent
Comme un chat dans la nuit, dans les champs assoupis
Qui dévore la souris lorsque s’endort le bruit

Sous la cohorte d’hombres qui enveloppe la ville
Ils s’endorment sans candeur à la lueur du clinquant
Les dormeurs de la vie qui vont claquer les portes
Qui s’entrouvrent à tes pattes toi le rêveur ardent

Au jeu du chat tu souries à leurs vices roussis
Même s’ils flinguent la nymphe, plus de bon de sortie…
Quand se pointe la raison, ne reste que le lambris
Et te brule le thorax quand tu respires l’air gris

Toi tu brise les glaces, éparpilles les images
Ecarquille les nuages et leurs mauvais présages
Au solstice solaire ils se dorent la chair
Aveuglant leurs salaires, pour ces consciences légères

Haut les cœurs en faïence des rêveurs à défendre
Quand l’humain et le chien réunis dans la cendre
Chuchoteurs anonyme, tu observes en sourdines
Que dans le devers des rimes la marge est infime

Chacun suis son étoile ; chacun suis son destin
Cheminant nos chemins sur la terre simples pantins
Rappelant en substance à l’homme qu’il n’est qu’une pierre
Dans ce monde, passager, égoïste sans frontières

mercredi 10 février 2010

Fraternité



Le p’tit Erwan sur la falaise voit l’océan
Séant les hommes qui laissent la mer se révolter
Face au désert d’intellection du tout venant
L’humaine idée de voir la crasse dedans la mer s’installer

De l’aut’ côté de la grande planète Yamu regarde
Le sanctuaire des glaces qui graduellement s’est étiolé
De sous ses pieds il sent la puissance de la terre
Qui tremble et tonne sous nos voluptés carnassières

Dans un port, une petite sirène métamorphose les ecchymoses
Du voyageur de cœurs en cœur alimenté
Qui prend ses clics et claque la porte à la rose
Car dans cette ville se sent très vite un étranger

Quand la mélopée d’ la nourricière s’affaiblit
La souricière referme ses crocs et on sourit
Au clair de lune de cristal rien n’est gratuit
Car sous la brume, on est enclumes dans l’eau des vies



Tout un chacun dans son destin préfère l’or
Des confettis sur l’âpre vide de nos idées
Sans questionner nos hémisphères ensommeillés
Sans parachute ont crapahute dans les décors

Dans son écrin, la vanité du monde les a soldés
Dans leurs desseins le sol mouvant des rêves à ravaler
Tout feu tout flamme, tout faux tout fanes, l’homme s’abêtit
A l’eau les larmes, à l’ œil consomme, les rêveries

Y a pas de raison, même dans le derrière des décors
Y a pas de raison, l’humanité la cherche encore
Tout est ici rien n’est là-bas, et leur soleil n’est pas le tien
Tu es des nôtres, même dans l’obscure clarté

Au jour le jour, le sol mouvant de cet océan d’insensé
L’ascension des hommes pour qui le doute s’est éclipsé
Loin du sentier voguent ces hommes, respirent les pores
Nos authentiques que même mort ils luisent encore

Guadalupe est né ici au bord du Panama
N’a pas demandé au monde de naître ici-bas
Elle sourit dans l’indigence de la favela
Et dans ses yeux rêve d’un monde estampillé : fraternité

















Vos silences



Tout est si clair en apparence même si ton ciel est bien trop lourd
Tu désespères quand tout se perd à la lisière de tes jours
Comment faire dedans tes songes pour que tu voies les alentours
Comment taire les apparences sous lesquelles tu te rends sourd


Frondant les territoires occupés de la pensée unique
Et déterrant les lâches de guerres, désobéissants civiques
De ces pulsions animales, en faire des poussières d’étoiles
Retourne l’arme, retourne l’arme, en guerre comme sont les cannibales


Si elles sont là les pûtes en fleurs, A l’affut de tes moindres erreurs
A l’interstice où tu t’oublieOn trouvé le sens de leur vie
De vice et râle en voie de fait, l’homme de demain s’est contrefait Mais sans vouloir plomber l’ambiance, toute ma fortune dans vos silences


Je suis là…ouvrier… aux mains sales, tu m’as donné
Des couleuvres à bouffer et l’esprit de l’affamé
Sur les bords con damné mais dedans le cœur y est
Avec tes morts tous zélés sur l’autel des financiers



Destins croisés sur les chemins, même si tu flippes pour demain
Repars en route sous les sirènes, l’avenir en friche de nos desseins
Sous la tache de tes lumières, j’ai rassemblé toutes mes pensées
A l’assemblage de nos savoirs, s’opposent leurs crades Alysée

Vin et spiritueux, soirée arrosée, plein d’amis partout, qu’elle est belle l’idée
De vivre en rêvant, l’égo en avant, et le rêve troublant de dépasser le temps
Vers l’au-delà, par petit mouvement, déambulent les hommes sans saint-sacrement
Le vide est soudain quand le berceau se fêle, quand l’eau de la fontaine tue la jouvencelle

Je suis là…ouvrier… aux mains sales, tu m’as donné
Des couleuvres à bouffer et l’esprit de l’affamé
Au carcan tes libertés sous l’infinie démesure
Chair à vif en étendard je reste debout sous la blessure

De vice et râle en voie de fait l’homme de demain s’est contrefait
Mais sans
vouloir plomber l’ambiance,toute ma fortune dans vos silences
De vice et râle en voie de faitL’homme de demain s’est contrefait
Mais sans vouloir plomber l’ambiance, Toute ma fortune dans vos silences

mardi 26 janvier 2010

LE TEMOIN SILENCIEUX

Voici sous cette belle nuit la petite vie d’un bon
Bonhomme de chemin dans les ténèbres sans rebond
Il regarde les hommes qui continuent sans lui
A vivre dans un monde sans un regard pour lui

Aux passants convertis à l’immuable profusion
Qui sous leur regard se demandent où est la haine du mecton
De son sourire fragile Il riposte transi
Par son émerveillement, des patchworks de la vie

Petite étoile d’la nuit, il arpente la rue
Sans but mais sans rancune, dans le vide détenu
Il regarde posé l’avenir des autres hommes
Qui si vite s’est tracé en oubliant sa pomme

Assis sur le muret à côté de l’église
Avec pour seul trésor sa petite valise
Il regarde les gens qui échangent et devisent
Sous couvert d’être humain, les âmes sont bêtises

Il s’efforce de prier, ceux qui l’ont oublié
Dans leur dieu, ils apaisent leur insensibilité
Il sourit naïvement aux chalands du clocher
Qui le prennent pour un cloche, pas b’soin d’deviser

Prisonnier indolent dans leur Cosmos autiste
Philanthrope indulgent sous la houlette des bourses
Et les couilles face aux vents de l’hiver, ils déboursent
Face aux clochards célestes sous la lune destructrice

Mais de ce froid polaire dans le cœur des promeneurs
La violence est plus rêche que cet hiver de la peur
La pente est plus raide quand on est isolé
De la lumière de ceux qui ont les yeux crevés

vendredi 22 janvier 2010

Dans l'ombre (de l'occident)















Comme dans le désert des tartares
L’homme joue aux billes jusque très tard
En réussissant sa vie à perdre celle des autres
De réussite en ascension, il regarde le temps s’barrer

Putain quelle fuite c’est l’abandon des chimères
Classé sans suite, c’est la revanche des vipères
Un homme se tient là, dans le noir de nos pas
Et sur ses yeux les larmes roulent

Tu vois là ici sous tes pas LA vie qui vibre dans l’en deçà
Arrête un peu là tes émois Pense un peu à demain tu vois
Regarde un peu sur cette larme Tu surfes en douce sur mon courage
Ecoute un peu, sonne l’alarme D’un avenir qui n’a plus d’âge…

As-tu la force de continuer ?
As-tu la force d’arrêter ?
As-tu la flemme de contempler ?
Tout ce que ton monde semble esquisser…

Salut c’est moi sous vos chaumières
Comme j’y ai vu un peu de lumière
Je suis rentré pour voir vos vies
Immenses ou sombres je les envie

Dans ces petits recoins de villes
Où même les murs sont estampilles
De blessures en tourments perdus
Aux détours des âmes éperdues …

Dans mon pays le désert grignote Nature endémique que tu ligotes
De barré sille en bas de gamme A ton hégémonie je suis profane
Dans mon pays des hommes torturent Quand les tiens font tomber des murs
De Berlin, j’ai perdu le chemin S’effile mon rêve d’amer ricains

As-tu la force de continuer ? As-tu la force d’arrêter ?
As-tu la flemme de contempler ? Tout ce que ton monde semble esquisser…

Vos cours montent quand les miens sont secs
Vos désirs sont désordres en missives dans ma cornée
Vos plaisirs sont des cordes à nos cous sans cesse serrés
Aux destins je m’accorde, mais mes sourires sont clairsemés

Mais vous êtes tout ce qu’il me reste
Vous êtes la lueur de ma terre désolée
Vous êtes ma lueur sous l’astre névrosé
Vous êtes ma lueur
Vous êtes ma lueur
Et ma Perte…


vendredi 25 décembre 2009

Là… Là où le monde s’est fait…
Effet à rebrousse poil
Tout se montre sur la toile… sale…
L’éthique… tac tu te tais

Debout…Sous les ailes protectrices
Immonde est la matrice
Tes hémisphères affleurent
Recherche la splendeur, leurre…

Navigue, à vue dans l’échangeur
Couloirs obliques tous créditeurs…
Fourmillent les victimes
Sous l’autel du sublime

Je cherche mes nuits sous tes épées dans l’eau
On se laisse tous couler à l'envie sur tes bateaux
Corrompu tu t’éprends des aspérités de la girouette

Des océans de rêves ne reste que la gâchette


D’un monde où la candeur
A quitté le navire…
Du mercantile vengeur
Ne reste que la satire…

Mécène, plutôt tendance raclure
Empeste sous l’encolure
Tes coups sous la ceinture
Tempête sur la droiture

De tes lignes tordues
Comme les raisons perdues
L’oraison est venue
Tes vices versa ventrus



Ecoute sa voix…
Ecoute sa voix…
Ecoute sa voix…
Ecoute sa voix…
Ecoute sa voix…
Et coûte que coûte écoute là…
Ecoute sa voix
Ecoute sa voix
Elle t’étouffera…

vendredi 13 novembre 2009

On défoncera tout les récifs
















Au bout du fil de nos chemins
L’envie s’effile sans lendemain
Je laisse à quai l’amour défunt
Sur le remblai je
perds tes mains

Allo c’est moi, et je suis las
Tu es bien là et moi si bas
Quand à demain, je ne sais pas
Sans demain mon toi s’abat

Pour chatouiller encore mes nerfs
Ne cherche plus, c’est juste te taire
Ils sont bien loin mes hémisphères
Entre nos bouches juste de la terre

Derrière les haines en file indienne
Se cachent les fêlures de la peine
Qui dans les dorures de l’arène
Frémissent sous les coups d’une reine

La chair à vif, ces gladiateurs
Coupent les fils de la rancœur
Ils marchent souriant sur la colline



Soudain voilà dans les ornières une rage de franchir les frontières
Dans les dévers de mes pensées, humides, sourdes, constellées
Des temps qui passent sur les journées, je ne suis peut être qu’a la croisée
Le temps se casse mais j’ai jeté l'auparavant pour la lueur… des destinées

Si le désespoir est constructif
On défoncera tous les récifs…
On défoncera tous les récifs…


Je cherche un toit où me loger
Sans toi sans moi juste un été
De rire, de larme, plus de fumée
Sans feu sans flamme, c’est consumé

Putain je dors, comme un damné
Loin de tes yeux, de ma pitié
Au loin du bleu de tes souffrances
Je ne veux juste que mes errances

Au coin des feux de la cité
Recoins tortueux loin du charnier
Tout est fini, dans nos ossuaires…
Tout est fini, et cela sans guerre

Si le désespoir est constructif


On défoncera tous les récifs…
On défoncera tous les récifs…
On défoncera tous les récifs…
On défoncera tous les récifs…

mercredi 28 octobre 2009



















A m’immoler sous tes reflets
Comptant tes fées tout compte fait…
Là tu me doubles puis je te quitte
Ici s’est battie l’expérience des limites

L’allure céleste, le corps est là et le cœur saoul
En cavale dans le vent, à bout de souffle
On se branle de tout quand tout s’écorne
Sous la cloche des jours tu es difforme

Un nœud dans tes dorures, la fleur te fusille
Un doute aux entournures, le présent parasite
Tu cours après tes ombres, fragile et libérée
A perdre haleine tu fonces vers le mur artifice

La fleur du risque se fane sous les fêlures
S’alimentent tes batailles au sein des écorchures
Tu luttes à l’intestine, la douleur dans l’étreinte
Céleste dans tes airs , chamanique puis eteinte
Céleste dans tes airs , chamanique puis eteinte

Regard gentiment posé sur les miroirs espions
De ton nombril du monde qui damne tous les pions
Des échecs qui inondent comme des sommes de hasard
Des espoirs en façade sous le sommeil trop sombre

Voyage au cœur de tes appétences, tu y perds en décence
Tes vagues à l’âme ne sont que l’écume de mes silences. De mes silences…

Sur notre fausse étoile paumée, plus aucune sensation
Fulmine dans interstice et c’est l’extrême-onction

Second chapitre s’ouvre une fissure…une lueur dans le sérac,
S’estompe ton ombre sur mon tableau, et je file … en vrac
Et je tue… je te tue sous le clair-obscur
Des rues de paris qui s’éclairent au futur

La porte s'entrouvre sur l'existence
Dans tout ce bruit tu fais silence. Silence… !

jeudi 25 juin 2009

Petite auto-stoppeuse qui cherche la plénitude
De tes rêves calices loin de tes inquiétudes
De tes maux aux aguets comme des prémonitions
Des cicatrices ardentes de ton cœur trublion

Comme un champ de bourgeons qui ont peur de mûrir
Tu te brûles au soleil de tes brûlants désirs
Tu t’esquintes et te risques aux volutes enfumées
De tes pétards mouillés, de tes miroirs brisés


Si l’échappée est belle lorsque tu fuis la foudre
Caressant les prémisses de cette trainée de poudre
Miroitant les esquisses d’un futur aspiré
Vieux de quelques années à l’apparence figée


J’y ai vu les vertiges de tes rêves ordonnés
Et suis venu remuer la question surannée :
A moins qu’il n’y ait brèche dans la cuirasse ?…
A moins qu’il n’y ait brèche dans la cuirasse ?…

Isolé seul en fuite dans ton donjon paumé
3 petits mots ensuite s’écorchent les cavaliers
Cavalier seul et puis s’allongent les précipices
Broyé par tes pensées un long vide s’immisce


De mes tripes s’étendant comme tes jupes en corolle
Tu as laissé dans mes criques des croque-mort en sous sol
Aux faiblesses au grand jour, la lumière s’obscurcit
Comme un tapis de pleurs au milieu de la nuit

Ce soir je verse une larme en guise de paraphe
Je glisse en douce mes tripes en forme d’épitaphe
je tremble devant Morphée et je reste éveillé
Ce soir plus rien ne brille là où les cœurs s’endorment


J’y ai vu les vertiges de tes rêves ordonnés
Et suis venu remuer la question surannée
A moins qu’il n’y ait brèche dans la cuirasse ?…
A moins qu’il n’y ait brèche dans la cuirasse ?…

L’autre jour, j’ai regardé flotter les ombres
Qui s’échinaient à nous plonger dans les décombres
Fantaisies révolues de tes souvenirs passés
Comme l’oraison fout le nœud aux trépassés
A moins qu'il n'y ait brèche dans la cuirasse ?
A moins qu'il n'y ait brèche dans la cuirasse?



jeudi 11 juin 2009


Alerte à la bombe, ma tête dans l’abyme
Je crache aux abysses le fond de mes pensées
De vertige en chagrin la frontière est scindée
J’ai tout vu, tes trésors et tes peurs en sourdine

Aphone et à fleur de ta peau, je tâtonne là…
Comme un tailleur de pierre qui construit pas à pas
Je me noie dans tes yeux précipice verdoyant
Et j’oublie fébrilement mes discours éloquents

Ta tristesse émouvante me confond dans l’émoi
Et moi qui te comprends dans tes jolis tourments
Tisse ta toile sur mes rêves d’étoiles en firmament
Suspendu à tes maux qui résonnent dans ce froid

A la fois, tour à tour, malfaiteur et candide
J’avance composite dans nos ombres d’échines
Soucieux mais vaillant dans tes contrées ballerines
Dans tes songes, dans tes cieux verts et humides

Vers le mieux, je m’avance l’horizon est infime
Modéré dans mes mots sous le joug de tes yeux
Comme un pantin de bois perdu face à l’enjeu
De tes peurs alcalines, toi la petite mutine

vendredi 17 avril 2009





















Petit bonhomme aux corps d’argile
Découvre le monde et tu jubiles
Quand tes aïeux bradent et gaspillent
Et trépassent sous les fourches caudines

Tes rires d’enfant inondent les soirs
Mais tes pères préfèrent surseoir
Cette ville élevée défiant le ciel
Est le théâtre des potentiels

Le gigantisme comme un sanglot
Une pluie de graines contaminées
Rideaux de cendres matelassées
Torrent de crasse au caniveau

Ta candeur presque accommodée
A cette nature dénaturée…
Dans la clameur décapitée
Du chant des faunes arrachées

Ton enfant joue quand au détour
Des tours célestes, il parcourt
Cette ruelle où un oiseau file
Comme un sourire sur un abîme

Tel un aveu ostentatoire
Ce petit être regarde l’espoir
Quand cette nature ligaturée
Lui envoie ce signal azuré

Dans l’éphémère et dans le gris
Les chérubins rallument l’esprit
Des hommes vidés de toute substance
La beauté fraîche de l’innocence

Contemple l’immonde d’un œil tendre
L’instinct du cœur comme connaissance
Le bonheur est un rêve d’enfant

mercredi 25 mars 2009

Sur la colline




Et je suis là sur la colline, la neige s’enfonce sous mes pas
Et je suis là sur la colline et tout est là en contrebas


Assis sur le bord du rocher, j’entendrais presque l’herbe pousser
Quand le sort mord mes pensées, j’apprendrais presque à esquisser
Un sourire vil désabusé qui flotte dans l’air des temps passés


Dans la cathartique éloquence, de cette nature qui sommeille
Sifflote le vent, chasse la neige, pointe la chaleur du soleil



Astre sublime inonde la cime de toutes ces géantes enneigées
Je jette en l’air quelques comètes sur cet avenir si exalté



Et moi qui rêve loin de la ville, d’un autre ailleurs, d’une presqu’île
Devant ce monde sophistiqué, où le mercantile est évangile
De ce qui hurle au loin là bas, où la foule a perdu sa voix
Tout ce qui brûle brille sous nos pas, je pense à toi sous ces émois

samedi 21 mars 2009

Regarde un peu...




Regarde un peu, je t'aime comme
Comme un adieu en baie de Somme
Et sous les cieux, qui désarçonnent
Comme un aveu, je te trouve conne

Regarde un peu, le tonnerre tonne
Coule sous tes yeux, l'eau qui m'assomme
Regarde un peu, haut comme trois pommes
Naît cet odieux, jour qui claironne

Putain il pleut, quelle sale besogne
Dans ce doux lieu, de baie de Somme
Regarde un peu, je te laisse comme
Comme un enjeu, sans règle en somme

Regarde un peu, je n'suis personne
Regarde un peu, je n'suis personne
Regarde un peu, je n'suis personne
Regarde un peu, le réveil sonne...

lundi 23 février 2009

Circonvolution



Circonvolution

Sous les pas de l’homme qui marche sous la pluie
Des lambeaux de tes rêves arrachés à tes nuits

Tu regarde le jour, quand arrive la nuit
Quand le fruit de leurs danses te procure du mépris

Petit homme d’argile, tu te frotte à la cime
Et leurs rêves funeste, dans tes yeux se dessine

Utopie de grandeur, sous tes regards fascines
Courses autour du bonheur où tu perçois l’abîme

Mais que reste-t-il ici
Les oiseaux sont partis
T’on faussé compagnie
Loin de la terre des hommes...

Tout reste à faire dans ces arènes brillant
Rien ne reste tout se perd Dans ces sables mouvants


Le passé se disperse sous le poids de l’argent
Qui gesticule sur lui-même vers l’horizon absent

Les coureurs de fond ont perdu trop de temps
Et le temps est argent dans ces nouveaux firmaments

Dans l’antre du bonheur l’homme devient omniscient
Comme un chien sans honneur flaire les cadavres d’argent


Mouvement, mouvement, dans le vent, dans le vent...
Une pirouette sur soi même, c’est la fuite des profils
Assis sur le bord de l’humanité, l'occident qui me ment
Je regarde le chantier de ces hommes qui s'éffile
Je regarde le chantier de ces hommes qui s'éffile

dimanche 22 février 2009

Le raconteur


Tout est ici et je t’ai cru
Toi qui ne m’as jamais connu
Dans la torpeur et dans l’envie
Je suis les lignes, coule ta vie

Mes yeux chevauchent tes mots, agiles…
De mes pensées surgissent tes mondes
Dans tes contrées, mon cœur te sonde
Mes mains tournent le temps fragile

Et d’émotion en émotion
Tes mots résonnent en partition
Entre tes pages je reste muet
La lecture est un art discret…

Car savoir lire c’est savoir prendre
Et s’oublier sans rien attendre
Pour voir dedans les songes ardents
D’un rêveur face à ses tourments

jeudi 22 janvier 2009

L'enfant de la poussière

Soudain sous le ciel
Un enfant perdu qui cherche l’horizon
Sous la pluie de sanglot, rien…Plus de soleil
Juste quelques maux, C’est la déraison

Des enfants en fuite
Des destins brisés
C’est l’heure de la suite
Qu’as-tu concocté ?

La grande utopie de nous voir ici
Attraper les rêves, repousser les armes
Accrocher la trève et verser la larme
Qui achève le cercle ? Voilà l’éclaircie ?

Ô le grand manège
La fleur au fusil
La détonation, comme seul arpège
Et les bras ballants, dernier battement de cil…

C’est la guerre des mondes
Entrez dans la ronde
Et la terre des hommes cherche une amulette
Mais il n’y a rien... que des allumettes

Quand tout se disloque, que les lumières volent
Place nette au combat, perdu la boussole
Tout est urgence, tout est ici
Disait l’enfant pour dernier cri

Sur la poussière, il reste las
La chenille devient papillon
Un papillon noir comme la crasse
Que laisse ici ce monde abscons

Et l’enfance fane ce matin
Quand dans la nuit le pays sombre
Et à l’ origine de l’immonde

Regarde bien; où est le saint?

mercredi 24 décembre 2008

Pensées sous le hêtre


Retour aux sources au bord de l’onde
Flux et reflux de nappes oblongues
Etendu d’eau, la vie qui trace
Dans ces ruisseaux qui s’entrelacent

Pendant ce temps les obus plombent
Saignent le ciel, plus de colombes
Fragment de chair, tubes cathodiques
Miroir honteux, brûle la rétine

Dans la nuit noire et meurtrière
Ogive au vent, le temps suspend
Sifflent les bombes comme des serpents
Tapis de plomb et gueule de bois


Pour respecter le ton du film
Je prends l’air le plus dépité
Courant d’air froid sur la colline
De ce pays décapité…

Sous l’arbre nu, le calme opère
Loin des assauts, j’arpente la terre
La neige éclaire tout de lumière
L’occident rêve en astre fier


LE jour se lève au proche-orient
Tout est décombre et effarement
L’occident cherche son émoi
Mais garde ses flèches dans le carquois

Sous la torpeur du firmament
Les enfants clamsent sous les flammes
Leur innocence en bandoulière
Restent les cendres et les prières

Ensanglantés ces aigles d’argent
Les rêves s’étiolent dans les tourments
Je flâne sous l’arbre loin des régions
Où l’être s’éteint sous les tensions...

samedi 13 décembre 2008

le chemin des maux




Tu as l’envie des courses que l’on perd
Le sourire aux aboies, au fond où tu te terres
Le noir à pris l’émoi…

Danse sur le feu, danse sur le feu
Mais ressent ce monde un peu…



Tu es comme le caillou sous le fleuve endormi
Réveille-toi et oublie
Que dans ce monde on vit sans toi
Et que tu restes éteint déjà, et que tu restes éteint déjà


Le silence de ton regard engourdi
Dans les ornières tu te noies, homme à l’amer
Tu coules tout droit

Danse sur le feu, danse sur le feu
Mais oublie tes craintes un peu…




Chercher les rêves derrières le mirage
Même en flottant dans l’air tu nages
Sous les éclairs éreintés de tes yeux
Tout se brise à l’envie
Lorsque tu restes éteint déjà, lorsque tu restes éteint déjà


Longtemps que tes yeux ne sont plus canadairs
La sécheresse est bien là, sous les défilés de brillance
Tes semblants d’ailes perdent leur éclat…

Les nerfs à vif, les nerfs à vif
Tu es le cœur de ta cible




De ton mal-être tu es le captif
Range tes maux à l’extérieur
Flotte sur l’eau deviens esquif

Miroiter la lumière du blé d’or
De ce champ des possibles
Sous tes pieds s’ouvre le vide
Et se lézardent les décors…


Ouvre les yeux tu n’es pas mort !
Même sans prophète ni étoiles d’or
Entends-tu le chant des destinées
Tu rêves en boucle mais tu es né…



La larme est rouge sous tes regards
Fixe le chemin, même s’il serpente
Entre fracas et flot de silence

Danse sur le feu, danse sur le feu
Regarde un peu comme tu avances !



L'occupation des espaces



De derrière la lucarne j’entrevois le vacarme
Le mouvement des cités, promesse de belles virées
Dans la nuit une alarme, sous les yeux une larme
L’humain qui passe grave, dans cette nuit agitée

Il pleut des cordes sur le paradis
Les ondes ricochent sur les crânes endormis
Les symboles nous dévorent dans le ventre de Paris
Et ces cris des bagnoles comme une plainte qui l’abîme


Il semblerait que tout marche avec des piles
Il semblerait que l’on erre sur le fil
Il semblerait que c’est la chute des profils
Mais c’est juste l’homme qui se brûle la rétine


Toutes ces cicatrices sous la flamboyance du matin
Sur toutes les surfaces la publicité occupe le terrain
Dans le consensus général on se nourrit d’émotions
Assis sur ces représentations où est l’extraversion

De tous ces regards blêmes à toutes ces idées fixes
On se sème à tout vent pour l’amour des rixes
Fidèle au poste la télé nous commande
Sous la pression des doigts le rêve à la demande

Il semblerait que l’on s’enivre les perceptions
Il semblerait que tout ce qui rayonne c’est l’action
Il semblerait que l’on cherche la résurrection
Mais c’est simplement que tout tourne à la déception


Sous l’airain impassible à toutes ces consciences qui braillent
Des enseignes lumineuses l’œil cristallin à perdu la bataille
Je me disperse et me disloque sous la morsure aveuglante
Rechercher en vain l’impossible musique du silence

jeudi 11 décembre 2008

Bruissement de feuilles dans la vallée

Bruissement de feuilles dans la vallée
Dansent les arbres qui s’effeuillent
Pluie de ténèbre, nuit étoilée
Encore le jour qui est en deuil

Tel un mariage trop vite bâclé
La sale défaite me remémore
Toutes ces erreurs toutes ces peaux mortes
L’azur rose s’en est allé

Mais pour sortir de tes marais
La fleur plastique dans son palais
Qui n’est pour moi qui le déclame
Qu’un cimetière sans plus de flamme

Dans une contrée, cerveau bancale
Souvenir prostré, le poids du temps…
Vers un avenir un peu moins sale
Et suivre les vents et les courants

Les femmes qui s’incarnent en rose
Ne me cracheront plus d’ecchymose
Car dans le sourire de ces chimères
Se cachent des ruines bien amères

Et je tuerais l’équinoxe
La nuit et le jour ivre
Retrouver le subtil paradoxe
Entre le manque et l’envie de le vivre

Bruissement de feuille dans la vallée
Et le vent souffle sur la cornée
On dirait que revient le sourire
On a toute la mort pour s’enfuir

dimanche 16 novembre 2008

A l'ombre du mirage

A la lune brillante
Au jour de tes yeux
A la crainte rampante
De ne jamais faire mieux

Au désir de te voir
Sortir de l'entonnoir
De ces parois mirages
Où tu te cognes et rages…


Aujourd’hui c’est hier
Voir c’est déjà demain !
Tu reprends le chemin
Arpentant tes chimères

Tu lisses ta vie ici pour t’y trouver une place
Pour éviter soudain que les peurs s’entrelacent
Sur le chemin riant de ce rêve fuguace
L’extension de tes rêves au réel se casse


Auréole sur la tête
Faite de bric et de broc
Tu files sans t’asseoir,
Solide comme un roc


A la plainte titubante
De ceux qui sont en bas
Tu survoles brillante
Les blessures et les cris

La candeur du bonheur
Qui flotte sur la clameur
Les ecchymoses en reste
Tu te lâches et te lestes

Sous le halo de lumière qui éclaire ton chemin
Tes desseins se dessinent dans le creux de tes mains
Sous le soleil immense qui te guide depuis l’enfance
Comme une boîte de Pandore, l’orifice est malin

La source nourricière de ta vie cache sans doute l'illusion
Que l' authenticité d'or qui luit n'est peut être qu'alluvion
A l'ombre du mirage, tout est comme dans une cage
Des rencontres furtives suivre le fil des visages

A l'ombre du mirage, nous ne sommes plus qu'aliénés
Par ces rêves sur pilotis, de ces histoires contées



Obscure cité




Paris sous la nuit, les rêves en lumière
L’esprit subjugué fait fondre les ornières
Le dérisoire se consume lorsque brille la lune
En robe d’apparat l’obscurité bâche les lacunes

De ce monde engendré par l’humain qui l’inonde
De ces images apprêtées pour l’iris du monde
Dans l’obscurité même la publicité resplendit
Confondue au tableau que la nuit embellit

Le sourire des visages figurant sur la place dressée
Sous leurs yeux le tapis de lumière dans la nébulosité
Sous la beauté de la toile peinte sous des myriades d’yeux
L’homme oublie toutes ces ténèbres qui l’ennuient sous les cieux

La citadelle de souvenir qui égratigne l’âme
Sous cette chandelle de lumière se confond à la flamme?
La magie qui subsiste de l’instant éclairé
De cette nuit étoilée fait fleurir la bonté

Tous ces cœurs branchés aux lumières de la contrée
Et ce temps qui s’arrête aux halos de l’électrique cité
Même le souffle frais de l’air n’est plus une rancœur
Tout se love, tout rayonne et fait fuir la clameur

Des alvéoles rugissantes du métropolitain
Pas un mot rien à dire, c’est aux visions le festin
Visionnaire d’un soir, je le regarde choir
Ce monde actuel habillé dans sa belle robe du soir

Ne jamais oublier que le jour va ressurgir
Que des destins humains sont foutus au placard
En attendant demain et son jour blafard
Mais pour ce soir, dévorer le festin sans rougir

Profiter de l’instant, d’une seconde savourée
Comme une beauté dressée dans un champ de gravier
Et les yeux d’une déesse croise un instant les miens
Voir ce monde embelli par cette nuit de Paris l’air de rien…

mardi 14 octobre 2008

Cavalier noir, cavalier Blanc

Cavalier noir, cavalier blanc, glisse la vie et ses tourments
L’avidité est dans leur sang, sois bon perdant, regagne ton rang
Plonge dans le vide, respire le soufre
Laisse ton empreinte, cherche l’esbroufe
La sphère du bien te rend blafard
Casse ces liens et fait ton lard

On se fond dans les rêves des yeux comme sous l’astre céleste
Sous les regards empruntés, les charognards dévorent tes restes
C’est foutu ! Même pas l’ombre d’une esquisse
Dans leur spectacle, tu n’es plus qu’une ellipse

En prenant de l’élan tu te jettes à l’eau
Assis sur une nappe de pétrole
Tu écoutes le chant des oiseaux
Criant leur dernier reste de vie qui s’étiole


On te lit entre les lignes quand tu élis tes maîtres
La rose se fane à la discorde au doux chant des traîtres
La politique te fait rêver à des jours plus éclatants
Mais la nuit de l’occident te repousse dans tes carcans


Mise en scène avant l’obscène
La mise à nu, tu tires à vue
Lorsque le fleuve sort de son lit
C’est tout ce monde qui applaudit

Tout ce qui brille s’accroche à tes mains
Pluie d’étoiles d’or, creuse ton ravin
Et lorsqu’arrive un météore
C’est toute la foule qui se tord



Comme une horde de moutons mécaniques
Foncent à l’assaut de douces voluptés…
Tel un humanoïde neurasthénique
L’homme moderne fait son marché

Cavale précieuse


Sur cet étang où l'eau sommeille

La nature vibre sous le soleil


Sur le chêne passe un écureuil


Queue en panache pour seul orgueil






Regarde l'homme d'un oeil inquiet

Pries en otage et circonspect


Un pas de plus et il s'enfuit

Les oreilles hautes il est parti



Rencontre fugace dans cette forêt

Un étranger dans son palais


Sur le chemin le vent s'éveille

et chasse les feuilles éphémeres



Le cycle du temps sonne l'oraison

L'été en deuil, nouvelle saison...


Sur le chemin la perdrix fuit

L'humain effraie ainsi la vie...



Reste cette muraille d'arbre en couleur

Comme un manteau sur les clameurs


La forêt brille d'or sous le couchant

File le jour aux crins du temps



Cheval solaire s'en est allé

Et force le monde à l'humilité


Sous ce vieux chêne multicolore

Je prends conscience de ce qui dort


Sous l'horizon des artifices

Pour le rêveur un oasis...

mercredi 8 octobre 2008

TOUT BRILLE TOUT BRULE



Il est temps de rendre les armes
Sous la pluie coulent les larmes
Et ce destin qui se morcelle
Sous la lueur qui étincelle

Le marketing brille de mille feux
Dans son tiroir, une arme à feu
Le rêve humain de la grandeur
Pousse la gâchette avec candeur

Sonde les âmes sous l'arc en ciel
Brûle les flammes lune de fiel
Tout est ici, rien n'est ailleurs
Toi l'effacé, eux les meilleurs

La théâtrocratie cisaille tes sens
Et la nostalgie fou dans l'errance
Oublie ces noeuds naissant au ventre
Rêve comme eux, nombril au centre

Ouvre les yeux à cette nouvelle utopie
Le rêve projeté, comme une décalcomanie
L'avenir mazouté? Mais tu es trop sérieux !
Un peu de légereté, le passé c'est trop vieux...

Plonge dans l'euphorie ; haaaa le second degré !
Le recul c'est fini, le bonheur gré à gré


Au fainéant de la caboche, je demande qu'est ce qui cloche?
Qu'à la gloire du néant, je préfère rater le coche...
La réponse est violente comme une balle décochée,
Une crevaison sublime dans mon coeur étranger

Le miroir me répond : Que veux tu l'écorché ?
tu te prends pour un autre mais tu es notre allié...

ARCANES


A l'orée du jour je croise ses yeux arcane

Comme le vent mon esprit qui se perd et flâne

Figeant mes emotions comme glace la lame

Je fonds dans le vague quand elle me frôle l'âme




Les mots gesticulent, la maladresse ricoche

L’air minuscule et ce regard qui m’écorche

Et fond l’esprit sous sa brûlure céleste

Ardent terreau qui fait pousser le zeste

Petit rien d’amertume, ces pensées qui m'attirent

D' apparitions féeriques en collier de souvenirs




Le regard fuyant de n’avoir rien à dire

Sous ses feux vibrant comme les cordes de lyres

Abandonner lascives et lacustres pensées

Pour ne pas perdre la face et rester bouche bée

Préférer l'évitement plutôt que le déchirement

L'incertitude fait fuir le plus doux des ciments



Parfois dans la petite mort du sommeil

Eclairs ardents, pluie de merveille...

Songes fascinants qui ensorcellent

Plongent mes yeux dans ses prunelles




Au lendemain le rêve trépasse

Et dans mes pensées je rêvasse

En evitant ses yeux arcanes

L'espoir qui flane alors se fane...

LE TRAIN


Entre 2 rives entre 2 mondes
Entre deux rames, le peuple tu sondes
Trajectoires qui se croisent dans ce tunnel
Bouillon de vie dans l'éternel

Des vies se passent en court instants
Le vide s'espace entre 2 temps
Des flux entrants, des flux sortants
Destins mouvants à bout portant

Derrière la lucarne sur l'extérieur
Diaporama de tableaux enjôleurs
Le temps qui fuit d'un ton rieur
Sous des myriades d'yeux voyageurs

La plaine se creuse, les montagnes poussent
Derrière la vitre la pluie s'émousse
Et laisse venir un ciel radieux

Instant céleste, tu te projettes
Dans tous ces lieux qui te promettent
Sans simulacre le plus somptueux

Et dans cette aile du paradis
Ce train rempli de vie futile
Regards fugaces ce jour croisé
Espoirs tenaces de belles virées

Et tu t'enfonces dans la mêlée
chercher à quai des âmes alliées
la brise fraîche qui souffle l'avenir
d'un répit sur les gouffres à venir

vendredi 5 septembre 2008

L'AMER VALSE


A marée basse le sable ondule
Et laisse choir algues et nodules
Les mouettes crient, les amours passent
Sur cet été qui te laisse lasse

Trace du temps qui te dépasse
L'eau qui s'écoule à marée basse
Creuse des sillons de sable doré
Sur cette plage au sol iodé

Et le vent souffle sur tes joues
Surface lisse et sans remous
Où peut-être un baiser à l’horizon
Les sirènes du futur déposeront

Quand le levant te laisse à quai
L’amer écume toutes tes rêveries
Le vent du nord te ramène en vie
Envie de tout ce que tu tais

Les pieds dans l’eau retrouve l’envie
La mer est lasse de tes non dits
Et dans les prémisses du couchant
Tu rêves en boucle du levant

A l’assaut des nouveaux courants
Larguer les voiles, lâcher du lest
Souffle le vent chaud soleil brûlant
A en crever la voûte céleste

De souvenir en défilé d’existence
Jette une dernière salve de tes sens
Avant de revenir a la source
Du quotidien qui te fait ours

La ville est bien loin de ces lieux
Tout va trop vite pour tes dieux
Battement de cil du grand large
Et ce raz de marée qui te charge

Quand l’être humain à la dérive
A oublié que sur l’autre rive
Le cœur du monde bat la chamade
Pour nous faire vivre une vie moins fade

Ivre de grandeur sans nostalgie
Cherche à dépasser l’infini
La suffisance comme un rempart
Cuirasse en toc ! Il est trop tard…

LE PROMENEUR

les paupières lourdes et l'air contemplatif
contempler le monde qui se déverse là
toutes ces âmes dans la ronde qui arpentent sans éclat
passent sur les mêmes traces, trop sourdes pour êtres réceptives

de cette belle cavale sur le temps qui coule
d'évitement de regard en vertige qui nous saoûle
assis sur le bord de la route, insensible à la houle
Prendre le temps de voir ce monde et mes larmes qui roulent...

Je mate le chemin des hommes, éternellement tournoyer
sur des raisons qui s'obstinent toujours à essayer
de narguer le vide à grand coup de parole
La peur du silence, les souvenirs qui racolent...

Toujours les mêmes trajectoires et toujours recommencer
la routine qui rassure le destin coutumier
des cris , des haines, des gens qui passent
des coups de klaxon et face à moi le temps trépasse

L'art des lettres comme arbalette, les insultes volent
lézardent les nerfs des passants, l'amour s'étiole
Flot de paroles, monsieur tout le monde sort de ses gonds
La télé n'est pas là pour attiser les haines de ces moribonds

Car la lucarne le sait, la larme plaît ça peut renflouer
les peines, les maux, sur leur culs peut les clouer
Cerveaux insipides fondent à vue d'oeil comme le permafrost
Lénifiant les êtres, idées téléguidées aux avant postes

La vie c'est aussi trouver la solution
Au bord de la route, cultiver son introversion
Nouveaux horizons les blessures en sourdine
rideaux sur l'oraison, je repars sur les cimes

Des maux de ces hommes en faire des lambeaux
et glacer tous ces mots qui ne sont pas de trop
L'enfer c'est les autres les aimer c'est les fuir
Puis revenir vers eux pour les revoir luire

lundi 11 août 2008

L'HUMANITE


Nous passons tant de fois de la lumière à l'ombre
Le passé qui trépasse et la force du nombre
Des satellites nous relient, corolles d'ondes obscures
A renfort de messages et s'engouffre la censure

Aux néons lumineux de cette enseigne qui pue
Du mépris de ces hommes qui t'ont pris ta vertu
De cette nature qui vit là où l'humain s'oublie
De toute cette myopie où s'enfonce nos vies



Et plutôt que chercher à se constituer une identité
Et on s'attarde souvent La télé qui nous prend
Lorsque les images sont toujours plus belles...
Lorsque ces images sont toujours plus belles...
On s'abandonne...



De ce banc isolé dans ce parc oublié

Où personne ne s'assoit par peur d'être regardé
Et toujours avancer sans jamais s'arrêter
Pour ne pas méditer sur notre bien fondé

L'instrospection fait fuir, on flippe de s'y broyer

C'est l'oraison funeste, la conscience est noyée
Et le sourire narquois de ce tout si sournois
Où le bonheur est image et à chacun sa croix



Et l'esprit dans le vide le mirage cathodique

sous la douce couverture de la normalité
il ne reste plus qu'à aller gentiment se coucher
et oublier ce que jusqu'ici on a contemplé

Lorsque les images sont toujours plus belles...
Lorsque ces images sont toujours plus belles...

Et plutôt que chercher à se constituer une identité
Et on s'attarde souvent La télé qui nous prend
Lorsque les images sont toujours plus belles...
Lorsque ces images sont toujours plus belles...
On s'abandonne...